Agrégateur de flux

Submersible disparu: un expert sous-marinier croit à un scénario optimiste

France 24 - L'info en continu - mar, 11/21/2017 - 18:46

L'expert français Dominique Salles, ex commandant de sous-marin et président d'une association française d'anciens sous-mariniers, l'AGASM, a un "espoir raisonné", dit-il à l'AFP, que le submersible argentin, dont on est sans nouvelles depuis sept jours, attende les secours en surface.

Question: Quelles hypothèses faites-vous sur la disparition du sous-marin San Juan ?

Réponse: Sur un sous-marin, les incidents les plus graves que l'on redoute sont essentiellement la voie d'eau ou l'incendie. Sur les sous-marins récents, même sur celui-ci qui a été conçu dans les années 80/85, des sécurités intrinsèques et l'entrainement des équipages permettent normalement de les combattre et d'en limiter les conséquences.

Si voie d'eau il y a eu, et si elle n'est pas trop importante, le bateau a pu se rendre étanche. Si c'est l'incendie, moyens d'extinction et cloisonnement permettent à l'équipage de circonscrire le sinistre.

Le sous-marin a en principe une bouée largable en cas de naufrage, soit par commande manuelle, soit par automatisme type "homme mort" (NDLR largage de la bouée si personne n'est aux commandes) qui émettra des signaux de détresse. De tels signaux n'ont pas été interceptés : il y a des raisons de penser qu'il puisse être en surface.

Q: Le sous-marin est-il en sécurité s'il attend les secours en surface ?

R: S'il est en surface, il est dans une situation qui n'est pas stable mais qui est sûre. Etanche et flottant sur ses ballasts, il ne peut pas couler. En mer démontée, il sera fortement agité notamment s'il ne peut tenir un cap maniable (absence de propulsion).

Q: Et dans cette hypothèse, pourquoi ne peut-on pas le repérer, pourquoi ne communique-t-il pas ?

R: Ce que les avions de patrouille maritime et les satellites tentent actuellement de détecter, en surface, c'est le massif (kiosque) du sous-marin, car dans une mauvaise mer la partie avant et la partie arrière sont immergées sous les vagues.

Un massif de sous-marin est un ensemble métallique de moins de 10 mètres de long et haut de 3 ou 4 mètres. Dans les mers aux creux de 7 à 8 mètres, sur zone, comme il y en avait ces derniers jours, il n'est pas étonnant que l'on ait des difficultés à le détecter.

Par ailleurs, si les vagues recouvrent les antennes du sous-marin, les messages ne peuvent pas passer. Des problèmes électriques peuvent aussi interdire toute émission radio.

Il s'agit d'un navire de guerre qui a les moyens et les hommes capables de réparations importantes et même de fortune. Le non-déclenchement d'une balise de détresse serait alors justifié par le fait que le bord (l'équipage) estime pouvoir maitriser la situation.

Q: Et si le sous-marin est au fond ?

R: L'équipage peut tenir plusieurs jours, mais je ne peux pas donner d'indications précises. Il dispose de moyens de secours pour absorber le gaz carbonique et fabriquer de l'oxygène, mais le temps est limité. Si l'équipage est au fond, il ne bouge certainement pas pour économiser l'oxygène. Souvenez-vous des mineurs du Chili.

Q: Jusqu'à quelle profondeur un sous-marin de ce type peut-il résister à la pression ?

R: Un bateau de ce type peut naviguer jusqu'à une immersion de 300 mètres (par 300 mètres de fond). Or, sur le trajet Ushuaia Mar-del-Plata (que devait théoriquement suivre le sous-marin), on est sur le plateau continental, avec des fonds à 200 mètres. La coque de ce sous-marin ne se disloquerait sous la pression qu'à plus de 600 mètres d'immersion.

Si le bateau est au fond avec une voie d'eau, l'équipage subit peut-être une pression de quelques bars: remontés dans une cloche à la pression du bord, les naufragés feraient alors des paliers de décompression dans un caisson sur le bâtiment de sauvetage. Les Américains ont, semble-t-il, amené sur place les moyens idoines. Et je veux croire que le sous-marin n'est pas en bas.

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Ruthénium 106 : l’accident nucléaire en Russie en trois questions

L’origine des traces radioactives, ciblée dès le mois d’octobre grâce à une méthode de modélisation française de pointe, a été niée en bloc pendant un mois par la Russie.
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F1 - Droit de réponse de Lewis Hamilton

L'Equipe.fr Actu de tous les sports - mar, 11/21/2017 - 18:41
Le pilote Lewis Hamilton a adressé à L'Equipe le droit de réponse...
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XV de France: neuf changements, dont une charnière Serin/Trinh-Duc face au Japon

France 24 - L'info en continu - mar, 11/21/2017 - 18:40

Du sang frais: pour terminer samedi contre le Japon les tests de novembre sur une bonne note, le sélectionneur du XV de France Guy Novès devrait procéder à neuf changements, dont deux à la charnière où Serin et Trinh-Duc devraient démarrer, selon les informations mardi de l'AFP.

Deux test-matches perdus de suite, face à la Nouvelle-Zélande (18-38) et l'Afrique du Sud (17-18), et c'en est fini de la stabilité aux postes de demi de mêlée et d'ouvreur.

Exit donc Antoine Dupont et Anthony Belleau, titulaires lors de ces deux rencontres -- avec succès pour Dupont lors de la première -- retour a priori de Baptiste Serin et François Trinh-Duc dans la composition d'équipe qui sera annoncée jeudi (14h15).

Serin avait été titularisé lors de sept des huit rencontres de 2017 disputées avant cet automne, alors que Trinh-Duc, passé de numéro 1 à numéro 3 dans la hiérarchie en un an, avait démarré avec la réserve des Bleus contre celle des All Blacks le 14 novembre à Lyon (23-28), rencontre qui n'avait pas valeur de test-match.

Il s'était montré plutôt à son avantage. Gabriel Lacroix, lui, avait brillé sur son aile, inscrivant deux essais, et devrait être récompensé de cette prestation par une première titularisation samedi, d'entrée à la place de Yoann Huget, très décevant face aux Springboks.

Derrière, deux autres "Lyonnais" devraient être promus. L'arrière Scott Spedding, "rétrogradé" par l'encadrement pour cette rencontre mais qui profite de la mauvaise performance de Nans Ducuing face à l'Afrique du Sud pour revenir en grâce, et Henry Chavancy.

Le centre devrait lui être titularisé sur la foi de sa seule performance au Parc OL, puisque Mathieu Bastareaud, qu'il remplacerait, n'était pas particulièrement passé à côté face aux All Blacks et aux Boks. Au passage, Chavancy jouerait donc à la U Arena, futur antre du Racing 92, avant ses coéquipiers en club, comme l'ailier Teddy Thomas.

- Macalou d'entrée -

Chavancy serait associé au centre à Damian Penaud, révélation de la tournée de juin en Afrique du Sud mais remplaçant de Geoffrey Doumayrou cet automne. Le Rochelais a déçu contre l'Afrique du Sud, surtout en défense.

Devant, l'encadrement devrait procéder à trois changements. Dont deux en troisième ligne: Sekou Macalou, brillant à Lyon, connaîtrait également sa première sélection, à la place de Kévin Gourdon, blessé. Et côté fermé, Fabien Sanconnie serait préféré à Judicaël Cancoriet, qui ne s'est pas entraîné mercredi, pour encadrer Louis Picamoles.

Le capitaine Guilhem Guirado était également absent des séances de mardi, pour raisons familiales, mais il devrait tenir sa place au talonnage au côté de Jefferson Poirot et Rabah Slimani au sein d'une première ligne inchangée.

Derrière eux prendra poussera en revanche, avec Sébastien Vahaamahina, Romain Taofifenua. Le joueur de Toulon, titulaire lors de deux des trois tests de juin et à Lyon, remplace Paul Gabrillagues, victime d'une commotion cérébrale samedi dernier.

Mardi, les Bleus ont eu droit à deux séances d'entraînement: séparés avant/trois-quarts le matin, collective l'après-midi, avant une séance vidéo. Mercredi, ils seront au repos.

Le XV de départ probable: Spedding - Thomas, Penaud, Chavancy, Lacroix - (o) Trinh-Duc, (m) Serin - Macalou, Picamoles, Sanconnie - R. Taofifenua, Vahaamahina - Slimani, Guirado (cap), Poirot

Remplaçants: Chat, S. Taofifenua, Kotze, Jedrasiak, Jelonch, Dupont, Belleau, H. Bonneval

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GE Hydro : les salariés votent la poursuite du blocage du site de Grenoble

Un plan de sauvegarde de l’emploi, dont l’échéance des négociations est fixée au 22 décembre, menace 345 des 800 salariés du site.
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Tous sports - Zinédine Zidane, deuxième Français le plus influent selon Vanity Fair

L'Equipe.fr Actu de tous les sports - mar, 11/21/2017 - 18:32
Zinédine Zidane (2e), Caroline Garcia (24e) et Kylian Mbappé (31e)...
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Rugby - Bleus - XV de France : Baptiste Serin - François Trinh-Duc à la relance face au Japon

L'Equipe.fr Actu de tous les sports - mar, 11/21/2017 - 18:30
Guy Novès, le sélectionneur de l'équipe de France, devrait procéder à...
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Foot - ITA - Carlo Tavecchio accusé de harcèlement sexuel en Italie

L'Equipe.fr Actu de tous les sports - mar, 11/21/2017 - 18:23
Les affaires ne s'arrangent pas pour Carlo Tavecchio.Carlo Tavecchio...
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USA: le régulateur présente son projet pour supprimer la "neutralité du net"

France 24 - L'info en continu - mar, 11/21/2017 - 18:21

La Commission fédérale des communications (FCC), qui régule le secteur américain des télécommunications, a dévoilé mardi le projet d'annulation de mesures de 2015 destinées à assurer que les fournisseurs d'accès traitent tous les services en ligne de la même manière.

Cette annonce par le président de la FCC Ajit Pai est le dernier rebondissement dans le dossier de la "neutralité du net" qui oppose les acteurs politiques depuis une décennie, tous affirmant paradoxalement vouloir défendre un internet "ouvert et libre".

M. Pai a présenté une directive intitulée "Restaurer la liberté d'internet" qui doit être soumise au vote lors d'une réunion de la FCC le 14 décembre et qui doit annihiler une mesure de l'administration démocrate de Barack Obama.

Les partisans de cette dernière craignent que les opérateurs ne créent un "internet à deux vitesses" en faisant payer pour un débit plus rapide ou en bloquant certains services leur faisant concurrence comme la vidéo à la demande. Mais pour ses détracteurs, elle assimile les opérateurs à des services publics et décourage les investissements.

Les membres de la FCC avaient voté en mai par deux voix contre une pour revenir sur cette règle, qui a été attaquée en justice par plusieurs opérateurs.

M. Pai a assuré que son projet allait permettre de retrouver l'"approche réglementaire légère" qui a permis à internet de s'épanouir.

"Aujourd'hui, j'ai partagé avec mes collègues un projet de directive qui abandonnerait cette approche défaillante et rétablirait le consensus durable qui a bien servi les consommateurs pendant des décennies", a-t-il expliqué, dans un communiqué. "Avec ma proposition, le gouvernement fédéral arrêtera de faire de la microgestion d'internet".

Pour Matt Wood, de l'association de consommateurs Free Press, ce projet représente un "cadeau géant à quelques conglomérats" qui contrôlent le haut débit.

"Les entreprises les plus détestées et les plus mal notées vont être libres de bloquer, d'étrangler ou de faire de la discrimination contre votre discours sur internet si le président de la FCC (du président Donald) Trump obtient ce qu'il veut", a-t-il estimé.

En revanche, le directeur exécutif de l'organisation professionnelle USTelecom, Jonathan Spalter, a salué le projet: "Le retrait de régulations obsolètes et restrictives ouvrira la voie à des investissements dans le réseau haut débit, l'expansion et la modernisation".

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Ukraine: des hommes armés investissent une "capitale" séparatiste

France 24 - L'info en continu - mar, 11/21/2017 - 18:20

Des centaines d'hommes armés et munis au moins d'un blindé bloquaient mardi soir le centre de Lougansk, une "capitale" des séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine, ont constaté des journalistes de l'AFP sur place.

Armés de kalachnikov, ces hommes sans insignes mais portant un ruban blanc autour du bras et dont certains avaient des visages cagoulés ont bloqué toutes les rues autour des "parlement" et "gouvernement" de la République autoproclamée de Lougansk (LNR) pour les véhicules et les piétons.

Ces hommes en uniformes kaki ont interdit aux journalistes de l'AFP de filmer et de prendre des photos en leur demandant de quitter le quartier "gouvernemental" où plusieurs autobus remplis de leurs confrères et au moins un blindé étaient visibles et où l'électricité était coupée.

Un de ces hommes armés a déclaré à l'AFP que des "exercices" militaires étaient en cours dans le centre de Lougansk et que le cordon militaire allait y rester au moins "jusqu'à la matinée" de mercredi.

Cet incident intervient au moment où un bras de fer oppose le "président" de la LNR Igor Plotnitski à son ancien "ministre" de l'Intérieur, Igor Kornet.

M. Plotnitski a limogé lundi M. Kornet à la suite de l'ouverture d'une enquête judiciaire contre ce dernier, selon le service de presse de la "présidence" de la LNR.

Mardi, M. Kornet a portant démenti son limogeage dans un communiqué publié par l'agence officielle séparatiste.

"Je veux dissiper les rumeurs sur mon limogeage", a-t-il déclaré. M. Kornet a laissé entendre que des hommes armés avaient été déployés dans le centre de Lougansk dans le cadre d'une opération visant à arrêter un groupe de "saboteurs" ukrainiens entré sur le territoire rebelle la nuit précédente.

Peu après, le "président" Plotnitski a affirmé que la déclaration de son adversaire était "infondée et sans valeur juridique". "Les tentatives de certaines personnes de s'accrocher au pouvoir au prix de la déstabilisation de la situation dans notre Etat sont vaines et vont bientôt finir", a-t-il ajouté.

Les deux régions séparatistes de Donetsk et de Lougansk, dans l'est de l'Ukraine, ont été en 2016 le théâtre de plusieurs attentats, de purges dans les instances dirigeantes et, selon les autorités rebelles de Lougansk, d'une tentative de putsch.

Le conflit armé dans l'Est de l'Ukraine a fait plus de 10.000 morts depuis son éclatement en avril 2014. Kiev et les Occidentaux accusent la Russie de soutenir militairement les séparatistes, ce que Moscou dément malgré de nombreuses publications dans les médias.

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Avant son retour au Liban, Hariri au Caire pour rencontrer Sissi

France 24 - L'info en continu - mar, 11/21/2017 - 18:19

Le Premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri est arrivé mardi au Caire pour s'entretenir avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, avant de se rendre au Liban, où sa décision surprise de démissionner a provoqué une grave crise.

M. Hariri est arrivé au Caire en fin d'après-midi en provenance de Paris, a indiqué un correspondant de l'AFP.

Juste après l'arrivée de M. Hariri au Caire, des petits groupes de supporters sont descendus dans la rue à Beyrouth en klaxonnant, en lançant des acclamations et en arborant des drapeaux aux couleurs de son mouvement.

Il devait, selon la présidence égyptienne, discuter avec le président égyptien des "développements au Liban", alors que le président Sissi a cherché à apaiser les tensions entre l'Arabie saoudite et le mouvement chiite libanais Hezbollah, membre du gouvernement, et son allié iranien.

M. Hariri doit ensuite rejoindre Beyrouth pour participer mercredi à la fête de l'Indépendance, et y clarifier sa position sur sa démission, intervenue le 4 novembre dans un contexte de tension entre l'Arabie saoudite, parrain de M. Hariri, et l'Iran, les deux grands pays rivaux dans la région.

Le fait que M. Hariri ait annoncé sa démission depuis Ryad et qu'il soit resté en Arabie saoudite pendant deux semaines, avait soulevé de nombreuses questions.

Le président libanais Michel Aoun, allié du Hezbollah, avait notamment accusé les Saoudiens de le retenir en "otage", ce que l'intéressé et Ryad avaient démenti.

Le président Sissi a reçu un appel de son homologue libanais mardi soir, a indiqué la présidence dans un communiqué.

Les deux parties ont "discuté de l'évolution de la situation politique au Liban, soulignant l'importance du maintien de la stabilité du Liban et de la nécessité de défendre les intérêts nationaux libanais".

Lors de l'annonce de sa démission, M. Hariri avait accusé l'Iran et le Hezbollah de déstabiliser son pays, et craindre pour sa vie. Téhéran a rejeté des "accusations sans fondement".

Après un passage du chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian à Ryad la semaine dernière, M. Hariri s'était rendu à Paris samedi où il a rencontré le président Emmanuel Macron.

La diplomatie saoudienne a récemment multiplié les attaques contre Téhéran.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir a affirmé que Ryad ne resterait pas "les bras croisés" face à la politique "agressive" de l'Iran, lors d'une réunion extraordinaire dimanche de la Ligue arabe au Caire.

Le Liban est sous le "contrôle total" du Hezbollah, a accusé de son côté le chef de la diplomatie de Bahreïn, pays allié de l'Arabie saoudite, lors de cette réunion.

Le chef de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit, en déplacement à Beyrouth, a appelé lundi à "préserver" le Liban des conflits régionaux.

Le père de M. Hariri, Rafik Hariri, alors lui-même Premier ministre, avait perdu la vie dans un attentat à la voiture piégée en février 2005 à Beyrouth. Des membres du Hezbollah ont été accusés d'implication dans son assassinat.

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USA: Changement de cap pour le droit de la concurrence avec la plainte contre ATT

France 24 - L'info en continu - mar, 11/21/2017 - 18:18

En s'opposant à la méga-fusion entre AT&T et Time Warner, les autorités à la concurrence américaines opèrent un changement de cap radical non sans conséquences pour un secteur des médias et de l'internet en plein bouleversement.

Pour le géant des communications américain, la fusion est "verticale" c'est-à-dire qu'elle réunit deux groupes qui ne sont pas en concurrence directe sur les mêmes marchés. Mais le département de la Justice, qui a porté plainte contre AT&T et Time Warner (CNN, HBO, studios Warner Bros...) lundi, estime qu'elle risque de provoquer une augmentation des coûts pour le consommateur.

Les autorités de la concurrence américaines, rattachées au ministère de la Justice (DoJ), ne se sont pas opposées à une fusion verticale d'ampleur depuis plusieurs dizaines d'années. Et le dossier se complique avec les attaques du président américain, Donald Trump, contre CNN.

"Si le gouvernement va devant les tribunaux, il va perdre", assure Larry Downes, expert en questions de concurrence à l'université de Georgetown, dans un article publié la semaine dernière par la célèbre Harvard Business Review.

"Dans le cas de fusions verticales, le gouvernement n'a jamais gagné un seul cas", rappelle-t-il, estimant que "cela représente un énorme changement dans le droit à la concurrence".

Il rappelle que "Wall Street a toujours considéré que des fusions entre acteurs économiques efficaces, comme dans le cas de fusions verticales, n'avaient pas beaucoup de risques de se voir bloquées et cela a contribué à alimenter la croissance de la Bourse depuis des dizaines d'années", écrit-il.

Selon cet expert, les attaques de Donald Trump contre CNN "soulèvent des questions concernant la liberté de la presse et d'interférences éventuellement illégales dans un examen qui doit être indépendant".

Maurice Stucke, un ancien responsable des services de la concurrence au DoJ qui enseigne maintenant à la faculté de droit de l'université du Tennessee, estime toutefois que le cas n'est pas si exceptionnel. "Il s'agit d'une industrie très concentrée avec peu de concurrents", a-t-il déclaré à l'AFP.

AT&T apporte à la fusion ses capacités de diffusion par le biais des appareils mobiles, du satellite et du câble. Time Warner a, lui, des chaines très regardées comme CNN et HBO et le contenu produit par Warner Bros.

Une fois réunis, ils pourraient donc agir non seulement sur les prix des abonnements mais aussi des contenus.

- Limites à la concentration -

Les autorités de la concurrence américaines avaient accepté, en imposant des conditions, le rachat de NBCUniversal en 2013 par le câblo-opérateur Comcast mais, pour Maurice Stucke, le sentiment général est que les conditions imposées pour en réduire l'impact sur les consommateurs n'ont pas vraiment fonctionné.

"C'est une très bonne occasion de clarifier le champ d'application de la loi et, si le ministère de la Justice gagne, cela voudra dire qu'il y a des limites à la concentration" des entreprises, ajoute-t-il.

AT&T souligne qu'il doit pouvoir résister à la concurrence des géants de l'internet comme Google et Facebook ainsi qu'à Netflix ou Hulu, qui court-circuitent les réseaux traditionnels pour fournir leurs programmes aux consommateurs.

Le PDG d'AT&T, Randall Stephenson, a souligné lundi que ces groupes "créent énormément de contenu original et le distribuent directement aux consommateurs. Cela bouleverse tant l'industrie des médias que des télécommunications à un niveau et à une vitesse que peu d'entre nous pouvaient imaginer ne serait-ce qu'il y a cinq ans".

Une victoire du DoJ impliquerait également que les autorités de la concurrence pourraient s'intéresser de beaucoup plus près au cas de Google, estime Maurice Stucke.

"Il y a beaucoup de raisons pour le gouvernement d'enquêter sur Google", juge-t-il, alors que le groupe est déjà visé par des enquêtes des autorités de la concurrence européennes.

Le procureur américain de l'Etat du Missouri a déjà lancé ce mois-ci une enquête contre Google, qu'il soupçonne d'utiliser abusivement les données personnelles des utilisateurs et de se servir de sa position dominante pour manipuler les résultats de recherche à son avantage.

"Je pense que les grands perdants de la décision du DoJ de tenter de bloquer la fusion seront Facebook et Google", a également estimé l'investisseur milliardaire Mark Cuban dans un tweet.

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Esclavage en Libye: le gouvernement interpellé par une Assemblée unanime

France 24 - L'info en continu - mar, 11/21/2017 - 18:11

L'esclavage en Libye a valu au gouvernement cinq interpellations de députés de tous bords mardi, dans une Assemblée unanime à condamner ce phénomène et demander des actions, certains invoquant le sort de leurs ancêtres esclaves.

L'intervention de Max Mathiasin, élu (apparenté MoDem) de Guadeloupe, évoquant son propre passé familial, a été saluée par une standing ovation, que les élus FN ont rejointe. "Sur la planète, il y a des passés qui ne finissent pas de passer (...) Ma grand-mère m'a raconté: son grand-père est né en Afrique en homme libre, il a été capturé et vendu, il est arrivé en Guadeloupe en esclave", a-t-il témoigné lors des questions au gouvernement.

Et "aujourd'hui en Libye des migrants africains en route vers l'Europe sont vendus aux enchères comme esclaves par des trafiquants", des fais dénoncés il y a quelques jours dans un documentaire choc de la chaîne américaine CNN, a poursuivi M. Mathiasin, demandant d'agir face à ce "drame humanitaire insoutenable".

Auparavant, Vincent Ledoux (Constructifs) s'était élevé contre une "régression absolue de notre droit humain", estimant que "la communauté internationale est à un rendez-vous historique".

L'Insoumis Eric Coquerel a demandé: "Comptez-vous réagir plus vigoureusement que par un tweet devant l?abominable?", en référence à une réaction du président Emmanuel Macron sur le réseau social.

Elu de Martinique, Serge Letchimy (app. socialiste) a relevé "l'indignation de la représentation nationale". Mais "la seule indignation suffit-elle?", a-t-il questionné.

Pour le groupe majoritaire LREM, Sereine Mauborgne a salué "le volontarisme de la France engagée dans l'opération européenne Sophia en Méditerranée, et à l'initiative depuis juillet dernier d'une reprise du dialogue" en Libye. Elle a espéré que "l'accueil par la France de 25 premiers réfugiés évacués de Libye" soit l'"amorce d'une dynamique plus large" et appelé à une réponse européenne.

En l'absence du Premier ministre et du ministre des Affaires étrangères, la ministre chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau a répondu que "nous avons tous été saisis d'horreur devant les images" de CNN, ce qui "appelle des actes de responsabilité".

Un sommet a été convoqué "avec les principaux pays européens mais aussi des pays africains et des représentants des autorités libyennes pour traiter la question migratoire au niveau des pays d'origine et des pays de transit, pour lutter efficacement contre les passeurs". "Nous devons aussi renforcer l'aide publique au développement", a ajouté la ministre.

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Esclavage en Libye: le gouvernement interpellé par une Assemblée unanime

LCP Assemblée nationale - mar, 11/21/2017 - 18:10

L'esclavage en Libye a valu au gouvernement cinq interpellations de députés de tous bords mardi, dans une Assemblée unanime à condamner ce phénomène et demander des actions, certains invoquant le sort de leurs ancêtres esclaves.

L'intervention de Max Mathiasin, élu (apparenté MoDem) de Guadeloupe, évoquant son propre passé familial, a été saluée par une standing ovation, que les élus FN ont rejointe. "Sur la planète, il y a des passés qui ne finissent pas de passer (...) Ma grand-mère m'a raconté: son grand-père est né en Afrique en homme libre, il a été capturé et vendu, il est arrivé en Guadeloupe en esclave", a-t-il témoigné lors des questions au gouvernement.

Et "aujourd'hui en Libye des migrants africains en route vers l'Europe sont vendus aux enchères comme esclaves par des trafiquants", des fais dénoncés il y a quelques jours dans un documentaire choc de la chaîne américaine CNN, a poursuivi M. Mathiasin, demandant d'agir face à ce "drame humanitaire insoutenable".

Auparavant, Vincent Ledoux (Constructifs) s'était élevé contre une "régression absolue de notre droit humain", estimant que "la communauté internationale est à un rendez-vous historique".

L'Insoumis Eric Coquerel a demandé: "Comptez-vous réagir plus vigoureusement que par un tweet devant l’abominable?", en référence à une réaction du président Emmanuel Macron sur le réseau social.

Elu de Martinique, Serge Letchimy (app. socialiste) a relevé "l'indignation de la représentation nationale". Mais "la seule indignation suffit-elle?", a-t-il questionné.

Pour le groupe majoritaire LREM, Sereine Mauborgne a salué "le volontarisme de la France engagée dans l'opération européenne Sophia en Méditerranée, et à l'initiative depuis juillet dernier d'une reprise du dialogue" en Libye. Elle a espéré que "l'accueil par la France de 25 premiers réfugiés évacués de Libye" soit l'"amorce d'une dynamique plus large" et appelé à une réponse européenne.

En l'absence du Premier ministre et du ministre des Affaires étrangères, la ministre chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau a répondu que "nous avons tous été saisis d'horreur devant les images" de CNN, ce qui "appelle des actes de responsabilité".

Un sommet a été convoqué "avec les principaux pays européens mais aussi des pays africains et des représentants des autorités libyennes pour traiter la question migratoire au niveau des pays d'origine et des pays de transit, pour lutter efficacement contre les passeurs". "Nous devons aussi renforcer l'aide publique au développement", a ajouté la ministre.

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Foot - L1 - Nantes - Santy Ngom (Nantes) vers une prolongation

L'Equipe.fr Actu de tous les sports - mar, 11/21/2017 - 18:06
L'attaquant Santy Ngom devrait prolonger son contrat jusqu'en 2020...
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Il part en transhumance pour rejoindre sa compagne enceinte

France 24 - L'info en continu - mar, 11/21/2017 - 18:05

Plus de 130 km le long des chemins de Bretagne en compagnie de neuf vaches de race pie noir... Hadrien Retailleau, jeune éleveur, effectue actuellement une transhumance pour rejoindre sa bien-aimée, Bleuenn, enceinte de trois mois.

Il y a Fripouille, la meneuse, Brindille, la doyenne, Luzerne, Nevezhanv ou encore Nerzhus. Cinq vaches et quatre veaux avec lesquels Hadrien Retailleau a quitté à pied, le 14 novembre dernier, sa ferme de Trémargat (Côtes-d'Armor) en direction de Plabennec (Finistère), où est installée sa compagne.

"J'avais envie d'un beau voyage avant de me poser pour de bon", confie le jeune homme de 28 ans à l'AFP, joint par téléphone, depuis Saint-Thégonnec, dans les Monts d'Arrée.

Accompagné d'amis et de proches, il s'est donné deux semaines pour accomplir son périple, à raison d'une dizaine de kilomètres par jour. "Les vaches ne sont pas forcément habituées à marcher, mais elles suivent bien et n'ont pas peur de la circulation", assure-t-il.

La caravane a reçu depuis le début de son parcours, minutieusement préparé à l'avance, un accueil chaleureux et amusé. Certains curieux, alertés par la presse locale, se sont même spontanément joints au groupe, qui dort chaque nuit dans un grand tipi.

Devenu éleveur après avoir obtenu un master en langue arabe, Hadrien Retailleau avait rejoint il y a un peu plus d'un an le village alternatif de Trémargat, laboratoire écologique et social.

"Un modèle à l'opposé de ce qui m'attend à Plabennec, où a fleuri dans la deuxième moitié du 20ème siècle l'élevage industrialisé et productiviste", souligne-t-il.

Aux côtés de Bleuenn, paysanne boulangère rencontrée il y a trois ans lors d'une formation, le futur papa compte se lancer dans la production de fromage bio une fois que ses vaches pie noir auront goûté à un repos bien mérité.

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Italie : la mort de Toto Riina ne signe pas la fin de la mafia

L' Essentiel - SudOuest.fr - mar, 11/21/2017 - 18:04

EDITION DU SOIR - C’est à bord d’un luxueux corbillard que Toto Riina a quitté Parme, où il était incarcéré à la prison de haute sécurité, pour rejoindre sa dernière demeure en Sicile. Au sommaire aussi : la course sans fin vers le recyclage à 100 % des déchets, comment rendre l'air des écoles plus pur ?...
Du... Lire la suite

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Philippe tente de répondre à l'inquiétude des maires réunis en congrès

France 24 - L'info en continu - mar, 11/21/2017 - 18:00

Edouard Philippe s'est employé à calmer l'inquiétude des élus locaux, sans rien céder sur les efforts demandés aux collectivités pour limiter leurs dépenses, devant plusieurs milliers de maires réunis mardi à Paris pour leur 100e congrès.

"La proposition que vous fait le gouvernement c'est de discuter d'une hausse maîtrisée des dépenses, ce n'est pas la même chose que de discuter d'une baisse nette", a martelé le Premier ministre devant les élus.

Edouard Philippe a défendu le changement de méthode du gouvernement par rapport à ceux qui l'ont précédé qui imposaient des baisses nettes de dotations aux collectivités.

Evoquant les contrats que le gouvernement entend passer avec les principales collectivités territoriales pour une limitation à 1,2% de la hausse de leurs dépenses annuelles de fonctionnement, il a précisé que le critère choisi sera soit "démographique, recouvrant environ 320 collectivités", soit "un critère budgétaire, pour les collectivités dont les dépenses dépassent 30 millions d?euros, ce qui représente environ 600 collectivités". En tout état de cause, a-t-il fait valoir, l'immense majorité des 35.500 communes ne sera pas concernée.

En ouvrant ce grand rendez-vous annuel, le président de l'Association des maires de France (AMF), François Baroin, avait exprimé l'"inquiétude" des élus avant l'intervention très attendue d'Emmanuel Macron jeudi devant le congrès.

"Nous sommes très inquiets de notre capacité à répondre à la demande de nos administrés qui sont des usagers de services publics (..) Nous voulons des garanties, la préservation de nos investissements, plus de libertés, de responsabilités, de décentralisation", a affirmé le maire LR de Troyes.

Quelque 15.000 maires et une quinzaine de ministres sont attendus en trois jours Porte de Versailles. Les 13 milliards d'euros d'économies imposés aux collectivités sur cinq ans, la baisse des APL, la diminution des emplois aidés, ou l'exonération de la taxe d'habitation, sont autant de points de friction entre les collectivités et le gouvernement.

- Le gouvernement "pas dans une logique de recentralisation" -

Avant l'allocution du chef de l'Etat, les responsables de l'AMF auront l'occasion de s'entretenir à nouveau avec lui lors d'un rassemblement de 1.500 maires mercredi soir à l'Elysée.

L'association qui réunit la quasi-totalité des maires de France, toutes tendances confondues, dénonce les mesures "exclusivement d'inspiration budgétaire" proposées depuis six mois par le gouvernement et envisage de saisir le Conseil constitutionnel. Les contraintes budgétaires imposées aux communes sont, selon elle, contraires au principe de libre administration des collectivités.

"Nous ne sommes pas et ne voulons pas être dans une logique de recentralisation" a assuré à ce propos Edouard Philippe. Le Premier ministre a affirmé la volonté du gouvernement d'engager, sans précipitation, une réflexion avec les associations pour une réforme de la fiscalité locale, répondant ainsi à une forte demande des élus.

Accueillis sans manifestations particulières, Edouard Philippe a renvoyé à plusieurs reprises à l'intervention jeudi du chef de l'Etat, sur les normes ou la réforme de la Taxe d'habitation.

Tout en soulignant qu'Emmanuel Macron "n'est pas le responsable" des difficultés actuelles des collectivités, François Baroin a affirmé pour sa part qu'il appartenait au chef de l'Etat de redéfinir une politique de décentralisation.

Signe de l'importance que l'exécutif accorde à ce rendez-vous avec les élus locaux, la moitié des membres du gouvernement participera aux débats.

L'AMF demande à l'Etat de rompre avec une politique de baisse des dotations entamée il y a sept ans et la limitation envisagée de la hausse des dépenses de fonctionnement des principales collectivités à 1,2% par an est l'une des mesures les plus contestées par les élus.

"Je pense que le président de la République nous lâchera un certain nombre de choses, mais pas sur l'essentiel. Il lâchera sur ce qui ne coûte rien", prédisait pour sa part un responsable de l'AMF.

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Tennis - Coupe Davis - Coupe Davis : David Goffin rassurant sur son genou

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Italie: le président démissionnaire de la fédération de football accusé de harcèlement

France 24 - L'info en continu - mar, 11/21/2017 - 17:59

Carlo Tavecchio, président démissionnaire de la Fédération italienne de football (Figc), est accusé de harcèlement sexuel par une dirigeante de l'institution dans un témoignage, qu'il réfute, publié mardi par le Corriere della Sera.

Cette dirigeante, restée anonyme, raconte être entrée un jour dans le bureau de M. Tavecchio où ce dernier l'a félicitée pour sa bonne forme, signe, a-t-il dit, d'une vie sexuelle active, avant de lui demander s'il pouvait lui toucher les seins.

"J'étais embarrassée, j'ai essayé de lui dire d'arrêter, mais lui, pour toute réponse a fermé les rideaux de son bureau", raconte Maria, un prénom d'emprunt.

Cette dirigeante de la Fédération précise avoir choisi de révéler aujourd'hui ces faits -elle fait état de plusieurs épisodes-, en raison de la nomination probable, selon elle, de M. Tavecchio à un autre poste de responsabilité au sein de la Fédération.

"Quand j'ai compris que l'intention de Tavecchio était de prétendre à un autre poste de responsabilité, peut-être chez les amateurs, alors je n'ai plus eu aucun doute sur le fait qu'il était temps pour moi de parler", explique-t-elle.

L'intéressé, tout en niant les accusations portées contre lui, a déclaré à l'agence Ansa vouloir lancer une action en justice contre la dirigeante.

Agé de 74 ans, Carlo Tavecchio avait été élu président de la Figc en août 2014. Son choix de ne pas démissionner dans la foulée de la non qualification de l'Italie pour la Coupe du monde l'an prochain avait été critiqué par de nombreux acteurs du monde du football.

Une semaine après le match nul face à la Suède, qui sonnait le glas des espérances de la "squadra azzurra", il a finalement jeté l'éponge lundi, abandonné par ses soutiens de la ligue amateurs, lors d'un conseil fédéral.

Lors d'une spectaculaire conférence de presse, Carlo Tavecchio, très en colère, a regretté d'avoir été le seul à remettre sa démission.

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