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"Refondation de l'Europe" : Macron reçoit Mélenchon et Le Pen à l'Elysée

L' Essentiel - SudOuest.fr - lun, 11/20/2017 - 08:57

Les élections européennes auront lieu en 2019. Mais c'est déjà une priorité pour Emmanuel Macron. Il va recevoir les principaux chefs de parti à l'Elysée. Explications.
Emmanuel Macron reçoit lundi et mardi les principaux responsables politiques pour les sonder sur ses projets européens et l'organisation des élections... Lire la suite

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Irak : le référendum kurde est anticonstitutionnel, déclare la Cour suprême

France 24 - L'info en continu - lun, 11/20/2017 - 08:56
La Cour suprême irakienne a déclaré, lundi, "anticonstitutionnel" le référendum d'indépendance de la région autonome du Kurdistan organisé fin septembre contre l'avis des autorités fédérales.
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Angela Merkel, l'inamovible chancelière vacille

France 24 - L'info en continu - lun, 11/20/2017 - 08:56

Vit-on la fin de la chancelière Angela Merkel, 63 ans dont 12 au pouvoir? Elle qui paraissait indéboulonnable à la tête de l'Allemagne risque désormais une sortie sans gloire.

Avec l'échec dans la nuit de dimanche à lundi des pourparlers entre son camp conservateur, les libéraux du FDP et les Verts pour former un gouvernement de coalition, des élections anticipées paraissent probables.

Merkel y conduira-t-elle sa famille politique? Rien n'est moins sûr, tant sa victoire en demi-teinte aux législatives du 24 septembre --plus mauvais score conservateur depuis 1949--, la percée historique de l'extrême-droite (AfD) et désormais son incapacité à former une cabinet semblent l'avoir affaiblie.

"En dehors de l'Allemagne, on continue à (la) regarder avec admiration, alors qu'elle entre dans sa treizième année à la chancellerie. Mais dans son pays, l'admiration a faibli", résumait la semaine dernière l'influent hebdomadaire Der Spiegel.

Le journal conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung diagnostique lui une "érosion du pouvoir" chez la chancelière élue pour la première fois en 2005.

Celle que les Allemands surnomment "Mutti" ("maman") avait pourtant réussi jusqu'à présent un parcours étonnant, prenant au fil des crises une dimension croissante.

Au cours des cinq dernières années, elle fut tour à tour dépeinte en bourreau des pays dépensiers en Europe, en "mère Teresa" des réfugiés fuyant guerres et terrorisme, et en "leader du monde libre" dans la foulée de l'élection de Donald Trump il y a un an.

Paradoxalement, c'est l'accueil de centaines de milliers de migrants en 2015 qui lui aura donné à la fois sa stature historique mais aura aussi jeté les bases de son déclin.

- Compromis impossible -

A l'époque, la gauche exulte quand une grande partie de son propre camp conservateurs grogne.

Après la douche froide des dernières législatives, l'aile dure de sa famille politique demande à la chancelière un virage à droite, au moment même où pour former une majorité elle doit trouver un compromis avec les libéraux et les écologistes.

L'équation s'est avérée impossible, même pour cette femme politique rompue à la négociation.

En Europe aussi, sa politique migratoire a conduit à son affaiblissement. Tout comme elle refuse la "mutualisation des dettes", nombre de ses partenaires de l'UE lui refusent de "mutualiser" ses migrants.

Pour autant, qui aurait parié sur un tel parcours à l'automne 2005, après sa victoire sur le fil face au chancelier social-démocrate Gerhard Schröder? La physicienne sans charisme évident fait alors sourire.

Cette austère fille de pasteur élevée en Allemagne de l'Est a ainsi été longtemps sous-estimée par les politiques ouest-allemands.

Au fil du temps, elle a su s'imposer comme un animal politique singulier, dont la place dans l'histoire reste aussi incertaine que les principes qui la guident.

Elle a largement tiré parti des réformes économiques impulsées par Gerhard Schröder, mais ses propres efforts pour préparer l'avenir sont discutables.

Outre la sortie du nucléaire, décidée en 2011 après la catastrophe de Fukushima, notamment pour satisfaire l'opinion, la crise migratoire est l'événement-phare de ses trois mandats et sans doute sa seule vraie prise de risque.

- Aïkido politique -

Son style, marqué par un ultra-pragmatisme, est plutôt guidé par les rapports de force du moment que par une vision.

"Son approche rappelle l'aïkido", cet "art martial des faibles" consistant à "utiliser l'énergie de son adversaire pour le laisser chuter tout seul", analysait cet été le quotidien Handelsblatt.

Sa gestuelle "apaisante" adresse un message: "la politique est d'une complexité infinie et demande expertise et subtilité - les siennes", estimait le journal.

Dans le privé, ses passions connues sont simples: opéra et randonnées, chemisette inusable et casquette sur la tête, avec son second époux, Joachim Sauer, un scientifique de renommée internationale qui fuit la vie publique.

Sa vie d'avant la politique n'a guère connu d'aspérités, avec une enfance dans la campagne de RDA, où son père a volontairement installé sa famille afin de contribuer à l'évangélisation de la population dans l'Etat communiste.

Elle devient docteur en chimie quantique en s'accommodant du régime communiste. Ce n'est qu'après la chute du Mur de Berlin qu'elle entre en politique, devenant porte-parole du dernier gouvernement de la RDA, avant de rejoindre la CDU.

Le chancelier de l'époque, Helmut Kohl, offre à celle qu'il nomme la "gamine" ses premiers maroquins ministériels. Mais en 2000, profitant d'un scandale financier au sein de son parti, elle lui ravit la CDU, ce qu'il ne lui pardonnera jamais.

Et cinq ans plus tard, Angela Merkel devient la première chancelière.

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Elections européennes: "on n'a pas vocation à être dans l'entre-soi", selon Castaner (LREM)

LCP Assemblée nationale - lun, 11/20/2017 - 08:48

Le nouveau délégué général de La République en marche, Christophe Castaner, a estimé lundi que la liste qu'organisera LREM pour les élections européennes de 2019 "doit être une liste de rassemblement, élargie".

"Cela doit être une liste de rassemblement, élargie, on va la constituer, on va y travailler, je vais y mettre beaucoup d'énergie, mais on n'a pas vocation à être dans l'entre-soi", a affirmé M. Castaner sur France Inter.

Celui qui est encore porte-parole du gouvernement a dit souhaiter rassembler "tous les gens qui croient dans l'Europe". "J'ai entendu Alain Juppé la semaine dernière, j'entends souvent Daniel Cohn-Bendit sur ces sujets, on a aujourd'hui des femmes et des hommes qui pensent que le dépassement politique est nécessaire, le dépassement des appareils, pour porter la voix de la France à l'échelle européenne".

"Seule la liste que nous organiserons, et je ne dis pas la liste de LREM, sera la liste européenne", a-t-il encore affirmé. "Toutes les autres ont sur ce sujet de telles ambiguïtés qu'elles n'assumeront pas de porter cela".

L'ancien Premier ministre LR Alain Juppé a rappelé lundi, lors d'un point de presse à Bordeaux, que l'Europe était pour lui "une ligne de construction d'une majorité élargie absolument essentielle", mais a démenti une nouvelle fois s'être "jamais prononcé" sur la constitution de listes électorales uniques avec LREM pour les élections européennes. 

Pour cela, "il y a des responsables de partis politiques. M. Castaner en est un, je n'en suis pas un", a-t-il poursuivi, indiquant ne pas avoir "l'intention de (se) relancer dans une bagarre électorale", mais vouloir combattre "au niveau des idées" ceux "qui essaient de faire croire à nos concitoyens que la source de nos maux c'est l'Europe". 

L'ex-eurodéputé vert franco-allemand Daniel Cohn-Bendit, qui aujourd'hui soutient Emmanuel Macron, est lui favorable de longue date à des "listes transeuropéennes".

Pourrait-il reprendre du service en 2019? "Je pourrais l'inviter, mais je ne peux pas répondre à sa place", a répondu M. Castaner.

Emmanuel Macron reçoit lundi et mardi les principaux responsables politiques pour les sonder sur ses projets européens et l'organisation des élections européennes.

L'une de ses idées est d'introduire des listes transnationales grâce à l'utilisation du quota des députés britanniques partants après le Brexit.

Le débat porte également sur un retour à une circonscription nationale alors que, depuis les élections européennes de 2004, la France est divisée en huit circonscriptions (Est, Ouest, Ile-de-France...).

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Amazon propose enfin le paiement en quatre fois

Le paiement est plusieurs fois n'est pas une nouveauté, mais Amazon ne le proposait pas encore. C'est maintenant chose faite.

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PSG-OM au féminin et K.-O. en cinq secondes, ce que vous avez manqué en sport ce week-end

L’actualité sportive ne s’est pas limitée au match entre Bordeaux et Marseille et à la nouvelle défaite du XV de France. La preuve par Le Monde. fr.
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Etudes supérieures: ce que l'on sait du dispositif qui remplacera APB

France 24 - L'info en continu - lun, 11/20/2017 - 08:40

Le projet de loi sur les nouvelles modalités d'entrée à l'université, baptisé "Orientation et réussite des étudiants", dessine les contours de la plateforme d'inscription dans l'enseignement supérieur qui succèdera à APB (admission post-bac). Voici ce que l'on en sait, avant sa présentation mercredi en conseil des ministres.

- Le calendrier:

La nouvelle plateforme, dont le nom sera choisi "de manière participative", ouvrira le 15 janvier. Les futurs bacheliers ou étudiants en réorientation auront jusqu'à la mi-mars pour y inscrire leurs voeux. Les candidats recevront les réponses au fil de l'eau, à partir de mai, avec pour objectif que le maximum de jeunes soient fixés avant le bac début juin. Le processus reprendra après les épreuves.

- Le conseil de classe:

Il va désormais donner son avis sur les souhaits des élèves, alors que jusqu'à présent, il ne transmettait ses appréciations qu'aux filières sélectives (classes prépa, double-licences, BTS, IUT etc...) Cet avis sera purement consultatif, a précisé la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal.

- Les voeux:

Le candidat inscrira dix voeux maximum (contre 24 l'an dernier), sans ordre de préférence. Il ne sera plus obligé, comme c'était le cas auparavant, d'inscrire une filière non sélective et dotée d'un grand nombre de places (les fameuses "pastilles vertes") dont plusieurs avaient viré à l'orange devant l'afflux de candidats à la session 2017.

- Les réponses:

A partir de mai, le jeune devrait recevoir une alerte lorsqu'il a une ou des réponses. Qui seront "oui", "oui si" ou "en attente" pour les filières non sélectives (licences générales). A chaque fois qu'il recevra deux "oui" à des formations différentes, il devra choisir entre l'une des deux pour ne pas engorger le système mais il pourra conserver ses voeux "en attente". Le "non" ne peut être émis que par les filières sélectives.

- "Oui si":

C'est la grande nouveauté du dispositif mis en place par le ministère de l'Enseignement supérieur, qui vise à supprimer le tirage au sort (lorsque le nombre de candidats dans une filière excédait le nombre de places) et réduire le taux d'échec en première année. "Oui si" signifie que le jeune doit s'engager obligatoirement dans "un parcours personnalisé" (dont la teneur, qui dépendra des établissements, reste encore floue) pour accéder à cette filière.

- Les filières en tension:

Là où le nombre de demandes excède le nombre de places, le texte propose d'ordonner les candidatures en s'assurant de la cohérence entre le projet du candidat, ses acquis et ses compétences d'une part, et les caractéristiques de la filière d'autre part. Il n'y a "pas d'autre alternative selon la ministre, "sauf à revenir au tirage au sort".

- Les candidats qui ne sont pris nulle part:

Leur dossier sera examiné par une commission sous l'égide du recteur, qui lui proposera des formations proches de ses voeux. La ministre Frédérique Vidal rappelle souvent que des milliers de jeunes se sont retrouvés sans proposition à l'été 2017, alors qu'il restait 130.000 places en fac et BTS. Rien dans le texte n'autorise à imposer à un étudiant une formation qu'il ne souhaite pas, précise Frédérique Vidal.

- Des quotas:

Une partie des places dans les filières non sélectives d'une université peuvent être réservées à des candidats venant d'une autre académie, afin d'éviter que des lycéens soient exclus de la filière de leur choix parce qu'elle est pleine dans leur académie. Les recteurs pourront aussi fixer des quotas minimums de boursiers, en concertation avec les présidents d'université, des IUT et des BTS.

- Le financement:

950 millions d'euros sont annoncés sur cinq ans, dont 500 millions pour ouvrir des places et recruter des enseignants. Un montant certes important mais loin du milliard par an nécessaire aux facs pour accompagner la hausse des effectifs, de 2017 à 2020, selon les estimations d'un Livre Blanc réalisé sous le précédent quinquennat, après plusieurs années de stagnation.

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Les dividendes mondiaux ont bondi au troisième trimestre

France 24 - L'info en continu - lun, 11/20/2017 - 08:36

Les dividendes versés aux actionnaires dans le monde se sont envolés de 14,5% au troisième trimestre, grâce notamment à des dividendes extraordinaires généreux, selon l'étude de référence de la société de gestion Janus Henderson Investors.

Les dividendes mondiaux versés de juin à septembre ont atteint 328,1 milliards de dollars, représentant un record en termes de paiements pour un troisième trimestre et un bond de 14,5% par rapport à la même période de 2016, précise l'étude publiée lundi.

Cette augmentation constitue "la hausse la plus rapide enregistrée par les dividendes totaux en trois ans", ajoute la société de gestion.

Les dividendes sous-jacents, c'est-à-dire ajustés des effets de change, des dividendes extraordinaires et d'autres facteurs, ont progressé pour leur part de 8,4% au troisième trimestre, leur plus forte hausse en près de deux ans, cette dernière concernant l'ensemble des régions et des secteurs.

"La hausse du rythme de croissance des dividendes sous-jacents témoigne de la solidité de l'économie mondiale et de son incidence sur la rentabilité des sociétés. La croissance des dividendes sous-jacents a été certes rapide au cours du troisième trimestre, mais elle a été plus lente que celle des dividendes totaux en raison, principalement, de quelques paiements de dividendes extraordinaires importants", notamment par China Mobile, souligne l'étude.

Sans surprise, ce sont les États-Unis et le Canada qui ont versé le plus de dividendes mondiaux au troisième trimestre, "représentant quatre dollars sur dix payés à l'échelle internationale", note Janus Henderson.

Les dividendes versés en Amérique du Nord de juin à septembre ont en effet augmenté de 10,2% sur un an, à 119,6 milliards de dollars.

Mais la plus forte progression revient à la zone Asie-Pacifique, hors Japon, qui a enregistré un véritable pic saisonnier puisque le montant total des dividendes payés dans la région a bondi de 36,2% pour atteindre 69,6 milliards de dollars.

- Le retour du Royaume-Uni -

Ce troisième trimestre a aussi été marqué par le grand retour du Royaume-Uni, qui avait nettement réduit la voilure dans le sillage du Brexit.

"Les dividendes sous-jacents du pays ont enregistré l'augmentation la plus rapide au monde au troisième trimestre, en hausse de 17,5%, grâce, principalement, au secteur minier. En termes totaux, les dividendes s'inscrivent en hausse de 12,7%, à 29,6 milliards de dollars", précise l'étude.

L'Europe (+7,8% à 18,8 milliards de dollars) et la Chine (-0,4% à 25,2 milliards de dollars) ont en revanche fait moins bien. La première pour des raisons saisonnières, explique Janus Henderson, rares ayant été les sociétés européennes qui ont versé des dividendes de juin à septembre, à l'exception de l'Espagne, qui s'est révélée le plus gros payeur du trimestre.

À l'inverse, si la plupart des dividendes chinois sont payés au cours du troisième trimestre, "ils ont légèrement diminué par rapport au troisième trimestre 2016, ce qui signifie que la Chine pourrait enregistrer, en 2017, sa troisième année de baisse consécutive après des années de croissance ininterrompue", analyse l'étude.

Fort des chiffres de ce troisième trimestre, Janus Henderson a revu ses prévisions à la hausse pour l'ensemble de l'année 2017, estimant que "les dividendes devraient atteindre un nouveau record de 1.249 milliards de dollars, soit une augmentation de 7,4% en termes totaux et de 7,3% en termes sous-jacents".

L'étude trimestrielle publiée par Janus Henderson Investors sur les dividendes mondiaux, menée depuis 2013, analyse les dividendes payés par les 1.200 plus importantes sociétés en termes de capitalisation boursière au 30 septembre 2017. Ces sociétés représentent environ 90% des dividendes payés à l'échelle internationale.

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Merkel confrontée à une crise politique sans précédent en Allemagne

France 24 - L'info en continu - lun, 11/20/2017 - 08:34

Angela Merkel doit chercher lundi une issue à la crise en Allemagne après son échec à former un gouvernement, un séisme politique qui pourrait s'achever sur de nouvelles législatives et une fin de parcours pour la chancelière.

Depuis la fondation de la République fédérale d'Allemagne en 1949, ce n'était jamais arrivé: le pays n'a pas de majorité pour être gouverné. Dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois de tergiversations et de négociations, les conservateurs de Mme Merkel (CDU-CSU), les libéraux (FDP) et les écologistes n'ont pas réussi à former de coalition gouvernementale.

Faute d'alternative, la première puissance économique européenne se prépare des semaines ou mois de paralysie, sur le plan national comme en Europe.

En effet, en l'état actuel des choses, des élections anticipées semblent la solution la plus probable, Mme Merkel ayant exclu un gouvernement minoritaire et ses anciens alliés sociaux-démocrates (SPD) ayant bruyamment refusé toute coalition sous l'égide de la chancelière.

Les Allemands pourraient donc devoir retourner aux urnes début 2018, alors qu'ils venaient fin septembre d'élire leurs députés.

Angela Merkel a indiqué vouloir rencontrer lundi le président Frank-Walter Steinmeier qui joue un rôle institutionnel clé pour mettre en oeuvre la complexe procédure de dissolution. Celui-ci a laissé entendre qu'il prendrait son temps pour décider, ce scénario n'ayant pas ses faveurs.

La chancelière a par ailleurs annulé une conférence de presse prévue en début d'après-midi avec le Premier ministre néerlandais Mark Rutte qui vient, lui, de constituer une majorité après 220 jours de tractations.

Dans la nuit, elle a promis de "tout faire pour que ce pays soit bien dirigé au cours des semaines difficiles à venir". Mme Merkel reste en poste pour, comme depuis un mois, expédier les affaires courantes.

- Brexit allemand -

Au pouvoir depuis 2005, elle avait remporté les législatives de septembre mais avec le pire score depuis 1949 pour son parti conservateur, qui a perdu nombre de voix au profit de l'extrême droite (AfD), portée par un mécontentement croissant face à l'arrivée de plus d?un million de migrants en 2015-2016.

Maintenant qu'Angela Merkel a échoué à former un gouvernement, les nuages s'amoncellent sur la suite de sa carrière. D'autant que son cap centriste est de plus en plus contesté dans sa famille politique conservatrice.

Le séisme politique est tel, dans un pays habitué à la négociation et au compromis politique, que le magazine de référence Der Spiegel écrit sur son site internet que le pays est confronté à son "moment Brexit allemand, son moment (Donald) Trump".

Commentateurs, presse et politologues étaient aussi nombreux à prédire "la fin" de la chancelière.

"C'est son échec, cela montre que la méthode Merkel --un pragmatisme sans limite et une flexibilité idéologique maximale-- est arrivée à sa fin", poursuit le Spiegel.

Mais en cas de législatives anticipées, rien ne garantit que le résultat du nouveau scrutin soit différent du précédent.

La percée de l'AfD et son entrée en force à la chambre des députés a conduit au morcellement du paysage politique et donné au pays une assemblée sans majorité évidente.

Ce parti avait placé au coeur de son programme un discours anti-migrants, anti-islam et anti-Merkel.

- Débat migratoire -

Il pourrait donc capitaliser sur l'échec de la chancelière, d'autant que c'est principalement sur la question de l'immigration et des suites de la politique généreuse d'accueil des demandeurs d'asile d'Angela Merkel que les tractations ont buté.

Les partis n'ont pu s'entendre sur un plafonnement du nombre de demandeurs d'asile, ni sur la question de savoir si tout ou partie seulement des réfugiés devaient avoir droit au regroupement familial en Allemagne. Conservateurs et libéraux voulaient freiner absolument les arrivées, quand les Verts voulaient une politique plus généreuse.

Lundi matin, les libéraux, qui ont rompu les pourparlers durant la nuit, attiraient sur eux l'essentiel des critiques, certains politiques et éditorialistes les accusant d'avoir fait échouer les négociations à dessein à des fins électoralistes.

L'écologiste Reinhard Bütikofer a même accusé Christian Lindner, le chef du FDP, de faire dans "l'agitation populiste". L'intéressé a, lui, assuré qu'il n'avait fait que se rendre à l'évidence: les positions des uns et des autres étant trop éloignées.

La situation en Allemagne est aussi une mauvaise nouvelle pour les partenaires européens de l'Allemagne, la France en particulier dont le président Emmanuel Macron a présenté en septembre des propositions de relance de l'Union européenne et de la zone euro.

La monnaie commune était d'ailleurs en baisse sur les marchés asiatiques, tandis qu'à la Bourse de Francfort, l'indice vedette Dax a ouvert en recul de 0,47%.

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Castaner: "faire de la politique" quand on est ministre, "ce n'est pas un gros mot"

France 24 - L'info en continu - lun, 11/20/2017 - 08:33

Christophe Castaner, nouveau délégué général de la République en marche (LREM), ne voit pas d'incompatibilité entre ce nouveau rôle "militant" et "bénévole" et son maintien au gouvernement, car "faire de la politique" quand on est ministre, "ce n'est pas un gros mot non plus".

M. Castaner devrait vraisemblablement quitter le porte-parolat du gouvernement après son élection à la tête de LREM. Mais le flou entoure encore son maintien ou non au poste stratégique de secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement.

"Il y aura dans les heures ou les jours qui viennent un remaniement, dont je pense qu'il sera de faible ampleur", a indiqué lundi M. Castaner sur France Inter.

Etre chef de parti et rester au gouvernement, ce n'est pas baroque ? "Non, parce que je ne serai pas patron d'un parti et on n'est pas dans une logique de cumul. Je rappelle que c'est un engagement militant, bénévole. Et faire de la politique, quand on est dans un gouvernement, ce n'est pas un gros mot non plus".

"Emmanuel Macron, il a toujours choisi les personnes dans ce gouvernement non pas en fonction d'une dette, non pas en fonction de leurs demandes, mais parce qu'il avait le sentiment qu'ils étaient à la bonne place. Donc je fais totalement confiance à Edouard Philippe et à lui pour décider qui devra me remplacer dans mes fonctions, dans une fonction", a poursuivi le secrétaire d'Etat.

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Castaner: "faire de la politique" quand on est ministre, "ce n'est pas un gros mot"

LCP Assemblée nationale - lun, 11/20/2017 - 08:33

Christophe Castaner, nouveau délégué général de la République en marche (LREM), ne voit pas d'incompatibilité entre ce nouveau rôle "militant" et "bénévole" et son maintien au gouvernement, car "faire de la politique" quand on est ministre, "ce n'est pas un gros mot non plus".

M. Castaner devrait vraisemblablement quitter le porte-parolat du gouvernement après son élection à la tête de LREM. Mais le flou entoure encore son maintien ou non au poste stratégique de secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement.

"Il y aura dans les heures ou les jours qui viennent un remaniement, dont je pense qu'il sera de faible ampleur", a indiqué lundi M. Castaner sur France Inter.

Etre chef de parti et rester au gouvernement, ce n'est pas baroque ? "Non, parce que je ne serai pas patron d'un parti et on n'est pas dans une logique de cumul. Je rappelle que c'est un engagement militant, bénévole. Et faire de la politique, quand on est dans un gouvernement, ce n'est pas un gros mot non plus".

"Emmanuel Macron, il a toujours choisi les personnes dans ce gouvernement non pas en fonction d'une dette, non pas en fonction de leurs demandes, mais parce qu'il avait le sentiment qu'ils étaient à la bonne place. Donc je fais totalement confiance à Edouard Philippe et à lui pour décider qui devra me remplacer dans mes fonctions, dans une fonction", a poursuivi le secrétaire d'Etat.

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