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Immigration: "Il est temps d'en finir avec la lepénisation des esprits", pour Faure (PS)

sam, 02/17/2018 - 17:11

Le patron des députés PS, Olivier Faure, appelle, à quelques jours de la présentation du projet de loi asile-immigration, à "en finir avec la lepénisation des esprits" et la "logique du soupçon qui consiste à imaginer derrière chaque réfugié un délinquant ou un terroriste".

"Il est temps d'en finir avec la lepénisation des esprits. Cela fait trop longtemps que la peur l'emporte sur la raison. La vérité c'est que nous n'accueillons même pas +notre part de la misère du monde+", écrit M. Faure dans une tribune publiée sur Facebook.

"Nous devons rompre avec cette logique du soupçon qui consiste à imaginer derrière chaque réfugié un délinquant ou un terroriste", poursuit-il. 

"Il est un moment où les consciences muettes deviennent des lâchetés", affirme le candidat au poste de premier secrétaire du PS. "La politique exige de la clarté. Du courage aussi. Je ne pensais pas qu'un jour être simplement humain exigerait du courage".

Olivier Faure indique avoir rencontré, à la Croix Rouge de Bobigny (Seine-Saint-Denis), des personnels qui prennent en charge les mineurs non accompagnés (MNA), ainsi que les personnels du Centre d'hébergement d'Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).

"Derrière les sigles impersonnels, derrière le qualificatif de +migrants+, on finirait par oublier que ce sont des êtres humains dont on parle; que s'agissant des +MNA+ ce sont encore des enfants attendant leur mise à l'abri", souligne-il.

Il juge "urgent que l'Etat vienne relayer financièrement les conseils départementaux", qui "supportent pratiquement seuls le poids financier" de la prise en charge de ces mineurs.

Le député de Seine-et-Marne affirme encore que "la distinction habile du gouvernement entre +migrants relevant du droit d'asile+ et +migrants économiques+ est une ineptie". "Ce sont des corps identiquement brisés, humiliés et vulnérables qu'il faut relever".

Il dénonce "cette vision comptable de court terme qui ignore à la fois tout humanisme et rend impraticable toute intégration". "Il y a parmi ces exilés des médecins, des ingénieurs, des boulangers, des agriculteurs qui pourraient faire notre richesse et nous les considérons comme un +stock+ dont il faudrait se limiter à gérer les flux d'entrants et de sortants !", dénonce-t-il.

Le texte "pour une immigration maîtrisée et un droit d'asile effectif" sera présenté mercredi en Conseil des ministres et débattu à l'Assemblée en avril.

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Propos de Wauquiez: "De drôles d'enseignements dans de drôles d'écoles" (Darmanin)

sam, 02/17/2018 - 16:27

"Il y a de drôles d'enseignements dans de drôles d'écoles de commerce", a lancé samedi à Auch Gérald Darmanin en réponse au président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez, qui a affirmé que le ministre des Comptes publics allait "tomber". 

"Il sait ce qu’il a fait" et "il va tomber", avait dit le patron de LR à des étudiants lyonnais sur le ministre des Comptes publics, selon des propos enregistrés à son insu. 

M. Darmanin a été visé par une plainte pour viol classée sans suite, mais il doit affronter une deuxième enquête pour abus de faiblesse.

"Je n'ai pas de commentaire à faire sur les propos étonnants de M. Wauquiez. Ce que je peux vous dire, c'est que je regarde cela en me disant qu'il y a de drôles d'enseignements dans de drôles d'écoles de commerce", a déclaré M. Darmanin, en marge du congrès des maires du Gers. 

Au cours de ce congrès, le ministre a reçu un appel téléphonique du président Emmanuel Macron.

Interrogé sur la plainte pour viol classée sans suite vendredi, M. Darmanin a réitéré sa volonté de "laisser la justice faire son travail". "Je n'ai pas de déclaration particulière à faire. Je ne faisais pas de commentaire lorsque j'étais inquiété. Je n'en fais pas maintenant qu'il y a un classement sans suite", a-t-il affirmé.

"Quand on est républicain et patriote, on fait confiance dans les institutions de son pays. Moi, je n'ai rien à me reprocher. C'est tout à fait normal que la justice fasse son travail. Et le plus sereinement possible. Si tout le monde faisait cela, laisser la justice travailler sereinement, ce serait sans doute mieux", a-t-il insisté. 

Il a souligné qu'il n'avait aucune raison de revenir sur la plainte pour dénonciation calomnieuse qu'il avait déposée et pour laquelle, "manifestement", l'enquête continue.

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Propos enregistrés: Wauquiez s'est excusé auprès de Sarkozy

sam, 02/17/2018 - 14:00

Laurent Wauquiez "s’est excusé" auprès de Nicolas Sarkozy, qui "en a pris note", a-t-on appris samedi auprès de l’entourage de l’ancien chef de l’Etat, après la diffusion d’une vidéo dans laquelle le président de LR affirme que M. Sarkozy faisait écouter ses ministres.

Sollicité par l’AFP, l’entourage de M. Sarkozy "dément" par ailleurs "formellement cette grotesque histoire d’écoutes". 

Le président du parti Les Républicains "s'est excusé" auprès de M. Sarkozy, qui "en a pris note", a-t-on ajouté.

Laurent Wauquiez a dénoncé samedi la diffusion de ses propos tenus devant des étudiants, "enregistrés de façon illégale", et a menacé de "suites judiciaires". 

Dans cet enregistrement, diffusé vendredi soir par TMC, il affirme notamment que M. Sarkozy faisait écouter les portables des membres de son gouvernement lors des Conseils des ministres.

"Ces propos ont été tenus dans le cadre privé d’un enseignement, au cours d’une discussion libre avec des étudiants, parfois sur le ton de l’humour. Ce cours amenait notamment les étudiants à réfléchir sur les rumeurs et les fantasmes qui nourrissent la vie politique". "Il n’a pas exemple jamais été question dans mon esprit de soutenir qu’on ait fait surveiller des membres du gouvernement dans le cadre du Conseil des ministres", a expliqué M. Wauquiez samedi matin.

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Wauquiez dénonce la diffusion de propos enregistrés "de façon illégale" et menace de "suites judiciaires"

sam, 02/17/2018 - 11:50

Laurent Wauquiez, président de LR, a dénoncé samedi la diffusion de ses propos tenus devant des étudiants, "enregistrés de façon illégale", et menacé de "suites judiciaires", dans une déclaration transmise à l'AFP.

"Les propos qui ont été diffusés par l'émission Quotidien ont été enregistrés de façon illégale, avec des méthodes peu déontologiques qui ouvrent la voie à des suites judiciaires", déclare M. Wauquiez au lendemain de la diffusion de l'enregistrement à son insu d'une intervention dans laquelle il s'en prend à Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron et encore Gérald Darmanin.

"Ces propos ont été tenus dans le cadre privé d'un enseignement, au cours d'une discussion libre avec des étudiants, parfois sur le ton de l'humour. Ce cours amenait notamment les étudiants à réfléchir sur les rumeurs et les fantasmes qui nourrissent la vie politique", explique M. Wauquiez.

"Il n'a par exemple jamais été question dans mon esprit de soutenir qu'on ait fait surveiller des membres du gouvernement dans le cadre du Conseil des ministres", assure-t-il.

Dans l'enregistrement, diffusé vendredi soir sur TMC, M. Wauquiez accuse notamment M. Sarkozy d'avoir écouté les portables des membres de son gouvernement lors des Conseils des ministres, ou l'actuel président d'avoir mis en place une "cellule de démolition" de François Fillon durant la campagne.

Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes pronostique aussi un départ rapide du gouvernement de Gérald Darmanin, dont la plainte pour viol qui le visait vient d'être classée sans suite, mais qui doit encore faire face à une enquête pour abus de faiblesse.

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Sarkozy mettait ses ministres sur écoutes, selon Wauquiez

ven, 02/16/2018 - 22:37

Nicolas Sarkozy plaçait ses ministres sur écoutes, et Emmanuel Macron avait mis en place une "cellule de démolition" de François Fillon, assure Laurent Wauquiez, selon un extrait sonore d’une conférence donnée à l’Ecole de management de Lyon, diffusé vendredi sur TMC.

"Nicolas Sarkozy, il en était arrivé au point où il contrôlait les téléphones portables de ceux qui rentraient en Conseil des ministres. Il les mettait sur écoutes pour pomper tous les mails, tous les textos, et vérifier ce que chacun de ses ministres disait au moment où on rentrait en Conseil des ministres", relate Laurent Wauquiez dans cet enregistrement, réalisé à son insu, et dont des extraits ont été diffusés dans l'émission Quotidien.

Quant à Emmanuel Macron, "objectivement, il a quand même eu un alignement de planètes assez inespéré. Que Fillon gagne la primaire et que derrière, il le démolisse… Je suis sûr et certain, qu’il l’a organisé, je pense qu’ils ont largement contribué à mettre en place la cellule de démolition", affirme le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

M. Wauquiez aborde également le cas de Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, dont la plainte pour viol qui le visait vient d’être classée par le parquet de Paris, mais qui doit encore affronter une enquête pour abus de faiblesse.

"Il sait très bien ce qu’il a fait". "Il va tomber", dit notamment le président des Républicains (LR), au cours de cette conférence réalisée avant l'annonce du classement sans suite de l'enquête. Pour lui, le ministre va devenir, dans le quinquennat Macron, "l’incarnation de ce qu’a été (Jérôme) Cahuzac".

M. Wauquiez revient également sur l’appel à la démission lancé par son parti à l’encontre du ministre, ex-LR lui-même.

"J’ai sorti ça, j’ai été en minorité à l’intérieur de mon parti. Moment très dur pour moi à gérer. J’ai eu toute une série de voix dissonantes qui ont dit +non mais nous on trouve que c’est bien, faut qu’il reste, présomption d’innocence+. En ayant eu une séance de débat autour de la table avec un certain nombre de responsables de notre famille politique... En les regardant dans les yeux, je me demandais: il y en a combien qui se disent +pourvu que ça ne m’arrive pas+".

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Recensement des migrants: débats animés au Conseil d'Etat

ven, 02/16/2018 - 18:35

Le Conseil d'Etat s'est penché vendredi sur la circulaire controversée organisant le recensement des migrants dans les centres d'hébergement d'urgence, lors d'une audience animée où Etat et associations ont peiné à entendre leurs arguments respectifs.

Techniquement, la question centrale "est de savoir si les agents" de l'Etat "ont compétence pour entrer dans ces centres", a résumé l'un des avocats des plaignants, Patrice Spinosi. L'ordonnance sera rendue avant la fin de la semaine prochaine.

La "circulaire Collomb" a suscité un vif émoi, avec des critiques à gauche ou chez les intellectuels, et jusque parmi des proches d'Emmanuel Macron, alors que se profile un projet de loi "asile et immigration" lui aussi très critiqué, qui sera présenté en Conseil des ministres mercredi prochain.

Les associations considèrent en effet que la circulaire "leur impose par la contrainte un contrôle des personnes hébergées", ce qui est une "remise en cause de nos missions d'aide sociale", a affirmé le directeur de la Fédération des acteurs de solidarité (FAS), Florent Gueguen.

Avec cette circulaire du 12 décembre, l'Etat veut envoyer dans les centres et hôtels sociaux des "équipes mobiles", constituées d'agents des préfectures et de l'Ofii (Office français de l'immigration et de l'intégration), pour recenser les personnes hébergées selon leur droit au séjour.

Le gouvernement voit là le moyen indispensable pour connaître ces publics, et les orienter en fonction de leur situation (réfugiés, déboutés...) afin de désengorger des centres saturés.

Mais de l'avis du Défenseur des droits, qui avait envoyé un représentant, ces missions "ont pour but de recenser les personnes dépourvues de droit au séjour pour les réorienter vers une structure dédiée en vue de leur éloignement".

Sur ce point le ton est vite monté, tant les points de vue étaient divergents. "Certains préfets ont évoqué des sanctions financières en cas de refus d'application", a assuré M. Gueguen.

"Il y a eu des rappels à l'ordre", a rétorqué la représentante de l'Intérieur, Pascale Léglise, qui a comparé ces équipes à des "maraudes" d'information.

"Il n'y a pas de police, pas d'obligation de quitter le territoire", a-t-elle ajouté, assurant que les missions ne se faisaient "pas de manière contrainte, mais avec l'accord des centres et des étrangers qui peuvent ou non répondre".

- "Non lieu social" -

Mais "il n'y a pas de sanctuarisation de l'inviolabité des centres d'hébergement, il n'y pas d'inconditionnalité de l'accueil", a-t-elle affirmé.

Et "ce n'est pas aux gestionnaires d'être les garde-chiourmes des personnes" hébergées, a estimé Didier Leschi, le directeur général de l'Ofii, en rappelant le "devoir d'information" de l'Etat et en précisant que les équipes se rendraient uniquement dans les parties communes des centres.

"140.000 personnes se trouvent dans l'hébergement d'urgence et on est même incapable de faire une typologie de qui elles sont", a-t-il ajouté, en déplorant "le non lieu social où les gens sont abandonnés parfois plusieurs années" dans les hôtels sociaux.

L'une des grandes craintes des associations porte sur les personnes en situation irrégulière. "La nouveauté est d'aller les chercher en centre d'hébergement pour les assigner à résidence ou en centres de rétention administrative", a estimé la représentante du défenseur des droits.

"Faux", s'est emportée la représentante de l'Intérieur, pour qui les gens "ne sont pas obligés de se signaler. On vient au petit bonheur la chance et ceux qui sont en situation irrégulière, j'imagine qu'ils ne vont pas se présenter".

Mais c'est aussi le risque d'une "rupture dans le principe de confiance" qui est posée, a résumé M. Gueguen.

"Sous prétexte d'un recensement administratif, vous courrez le risque d'abîmer l'hébergement d'urgence", a déploré l'un de leurs avocats, François Sureau.

Les représentants de l'Etat ont déploré que les associations aient refusé d'élaborer un "vade-mecum" codifiant la mise en oeuvre de la circulaire -- un document dont le besoin témoigne de l'"ambiguïté" autour de la circulaire, pour la représentante du Défenseur des droits.

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L'enquête pour viol visant Gérald Darmanin classée sans suite

ven, 02/16/2018 - 16:24

Le parquet de Paris a de nouveau classé sans suite vendredi l'enquête préliminaire sur une accusation de viol visant le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, a-t-on appris auprès de l'avocate de la plaignante et du parquet.

Cette enquête, classée sans suite en juillet, avait été rouverte fin janvier après l'envoi d'un nouveau courrier de la femme qui accuse M. Darmanin de l'avoir violée en 2009 alors qu'elle sollicitait de l'aide dans une affaire judiciaire. "Les actes d'enquête réalisés n'ont pas permis d'établir l'absence de consentement de la plaignante et n'ont pas caractérisé davantage l'existence d'une contrainte, d'une menace, d'une surprise ou d'une quelconque violence à son endroit", a expliqué le parquet de Paris.

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'Avenir du système ferroviaire' : quels avantages avec le statut de cheminot ?

ven, 02/16/2018 - 14:25
SNCF

Politique Matin, c’est tous les jours, du lundi au vendredi, de 8h30 à 9h30 sur LCP. Deux interviews politiques, une revue de presse, des chroniques : une heure pour dépasser les postures, se démarquer du prêt-à-penser et se faire une opinion sur le contenu de l'actualité parlementaire et politique du jour. Réagissez en direct sur Twitter : #PolMat

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​Ehpad : le défi de la dépendance

ven, 02/16/2018 - 14:15
EHPAD

Personnel à bout de souffle, pensionnaires qui se sentent "oubliés" : faute de moyens, les 7 000 Ehpad de France n’arrivent pas toujours à assurer un lieu de vie décent aux personnes dépendantes. La ministre de la santé Agnès Buzyn a débloqué 160 millions de budget supplémentaire en 2018, mais le geste n’a pas calmé la colère du personnel.

Une équipe de LCP-Le Mag a filmé la détresse des patients, le découragement des soignants, mais aussi la mission parlementaire de l’Assemblée qui fait le tour des initiatives positives avant de faire des propositions au ministère. Un lourd défi : il y aura 5 millions de personnes dépendantes en 2050.


Un magazine de Marion Chatelin.

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Edouard Philippe touche du bois pour contenir le déficit

ven, 02/16/2018 - 12:22

Superstitieux ? Edouard Philippe s'est livré vendredi à un inhabituel numéro de gymnastique afin de "toucher du bois" pour que la France tienne son objectif d'un déficit sous la barre des 3% de PIB en 2017.

Evoquant la situation budgétaire française dans un discours à Paris, le Premier ministre, de grande taille, s'est soudainement plié pour toucher le bois situé au bas du pupitre devant lequel il s'exprimait.

"Dès 2017, nous en aurons bientôt la confirmation...", a-t-il dit avant de se livrer avec souplesse à ce geste superstitieux. "Excusez-moi, je touche du bois... L'action du gouvernement et les efforts entrepris par les Français nous permettront de ramener notre déficit public sous les 3% du PIB", a-t-il ajouté.

Crédité dans la presse d'une taille de 1m94, le Premier ministre a récemment affirmé dans Le Monde ne mesurer que 1m89. Sa déclaration est sujette à caution de personnes plus petites que le Premier ministre.

Pour ce dernier, la réalisation de l'objectif budgétaire "devrait nous permettre de sortir de la procédure de déficit excessif qui a été ouverte à l'encontre de notre pays il y a déjà dix ans. Ce qui nous permettra accessoirement de sortir de la procédure de déficit excessif dont sont sortis à peu près tous nos partenaires européens", a-t-il rappelé.

"L'idée que la France soit un des deux ou trois derniers Etats de l'Union européenne à vivre sous cette procédure de déficit excessif a, je vous le dis comme je le pense, pour moi quelque chose d'insupportable", a insisté M. Philippe.

Pour pouvoir remplir l'objectif du déficit 2017, Paris attend encore la décision de l'office de statistiques européen Eurostat à propos de la taxe sur les dividendes. 

A la suite de l'annulation de cette taxe par le Conseil constitutionnel, Bercy a en effet choisi d'étaler le remboursement des 10 milliards d'euros dus aux entreprises sur 2017 et 2018. Eurostat pourrait choisir de les comptabiliser intégralement dans les comptes 2017.

L'accélération de la croissance, qui a entraîné une hausse des rentrées de TVA et d'impôt sur les sociétés, a permis de réduire nettement le déficit du budget de l'Etat, une des trois composantes du déficit public. 

La France pourrait ainsi rester dans les normes européennes, quelle que soit la décision d'Eurostat, attendue pour fin avril.

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Edouard Philippe affiche sa fermeté contre les Zad

ven, 02/16/2018 - 11:46

Le Premier ministre Edouard Philippe a affiché vendredi sa détermination à ne pas laisser "s'enkyster" les "Zad" ("zones à défendre") occupées par des militants, disant assumer le risque d'"impopularité" à les évacuer.

L'exécutif s'est engagé à évacuer à l'issue fin mars de la trêve hivernale l'emblématique Zad de Notre-Dame-des-Landes. Mais de nombreuses autres zones de projets sont occupées par des opposants, et le gouvernement est particulièrement vigilant sur le futur site d'enfouissement des déchets nucléaires de Bure (Meuse).

"Nos responsabilités nous voulons également les assumer face à ceux qui occupent illégalement des zones. Et dont je constate que nous avons trop longtemps accepté qu'ils les occupent", a déclaré M. Philippe vendredi lors d'un discours sur la sécurité, la justice et la défense à Paris.

"Si nous voulons éviter que ces choses se reproduisent, il faut donc que nous fassions en sorte que les procédures administratives soient menées peut-être un peu plus rapidement qu'aujourd'hui, et que nous ne laissions pas des zones s'enkyster sur des parties du territoire national", a-t-il affirmé, soulignant qu'il est "bien délicat de traiter" les cas quand l'occupation des lieux se prolonge.

Les évacuations de ZAD -détournement de l'appelation officielle +zone d'aménagement différé+ en +zone à défendre+- "ça viendra", a-t-il assuré.

Le Premier ministre s'est dit "prêt" à assurer "des moments d'impopularité", ironisant sur sa récente décision d'abaisser la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires.

"Je vous dirais volontiers que celui qui a pris la décision d'abaisser la vitesse sur nos routes bidirectionnelles sans séparateur à 80 km/h y est prêt", a-t-il poursuivi, alors que les sondeurs soulignent l'effet de cette décision dans la récente baisse du Premier ministre dans les sondages. 

"Voilà. Ca m'a fait du bien de vous le dire", a lancé M. Philippe après une courte pause, déclenchant les rires de la salle.

Le Premier ministre s'exprimait lors des sessions nationales de l’IHEDN et de l’INHESJ qui regroupent parlementaires, représentants de la haute fonction publique, du monde de l’entreprise, journalistes, militaires, policiers et magistrats.

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Dans l'Assemblée renouvelée, le sexisme fait de la résistance

ven, 02/16/2018 - 10:12

Plus de femmes, un changement générationnel, une prévention accrue: depuis juin, tout est fait pour que le sexisme recule à l'Assemblée, sur fond  de libération de la parole, même si subsistent "des vieux réflexes", selon des députés.

L'"arrivée massive de femmes", 224 sur 577, un record, a "forcément changé les choses", observe une élue LREM, pour qui "plus personne n'oserait siffler une ministre en robe à fleurs", comme Cécile Duflot en 2012. Mais il reste "de la misogynie" et "sur tous les bancs, on peut encore entendre Mme le ministre, Mme le député...". 

Néo-élu, Matthieu Orphelin (LREM) ne juge pas que "l'égalité homme-femme est gagnée", mais "on voit le changement de génération, et pratiquement la parité", au moins chez LREM.

Pour Brigitte Kuster (LR), il y a "peut-être une prise de conscience globale, car les petites réflexions grivoises" ont tendance "à disparaître". 

La socialiste Delphine Batho, élue depuis 2007, admet que "le climat a changé dans les ascenseurs, il y a des vannes grossières qu'on n'entend plus". Des affichettes rappellent les dispositifs anti-harcèlement, notamment le "référent" en place depuis 2013.

Mais, dit-elle à l'AFP, on n'est "pas à l'abri d'un dérapage macho" et les plus âgés n'ont pas "le monopole" du sexisme.

Elle évoque ainsi le jeune Robin Reda (LR) -reprochant notamment un ton "quasi-maternel" à Yaël Braun-Pivet (LREM) avant de s'excuser face au tollé- et rappelle "encore cet été" des bruits de chèvre pendant l'intervention d'une LREM, dont "l'auteur n'a pas été retrouvé".

- "Pas se plaindre, se battre" -

Se jugeant protégée par le fait d'être "estampillée féministe", l'Insoumise Clémentine Autain décèle quand même du sexisme, comme "du brouhaha" quand une femme parle.

Un élu MoDem pointe la droite, où subsiste "un patricarcat affirmé". 

Mercredi, la secrétaire d'Etat Brune Poirson a d'ailleurs exhorté certains à "un peu moins de machisme", déclenchant une standing ovation de la majorité.

Plus prosaïquement, s'ajoutent par exemple des "micros plus adaptés à des voix graves", selon Clémentine Autain, pour qui le sexisme ne vient pas seulement de "machistes conscients qui oppriment des femmes". 

Il y a notamment "des mécanismes d'intériorisation qui pèsent sur nos comportements", observe-t-elle, voyant dans le mouvement #metoo "une bonne vague de fond" qui pousse des députés à s'interroger.

Pour la communiste Elsa Faucillon, si certains se sont questionnés ou "sentis sous contrôle" ces derniers mois, il y a "une partie d'indécrottables qu'il faut mettre devant leurs contradictions, misogynie, ou sexisme avéré".

Elle se souvient d'"une remarque +ça fait pas ministre+ la première fois que Marlène Schiappa a parlé dans l'hémicycle", jugeant "le combat encore devant nous".

"Il faudra plus qu'une génération de députés pour tout casser", renchérit une LREM, constatant que, dans son groupe, les "stars" sont majoritairement masculines. 

"Au fond, les choses n'ont pas tant changé que cela", observe Virginie Duby-Muller (LR), même si cela "se passe bien" dans son groupe (24 femmes sur 101).

Mais "dans notre petite sphère feutrée, lorsqu'il y a des violences sexuelles, on se tait, le plus souvent", et "les plus vulnérables" sont les collaboratrices, selon Esther Benbassa, sénatrice écologiste.

Depuis juin, la justice a classé sans suite une plainte pour harcèlement d'une ex-collaboratrice visant le député LREM Christophe Arend.

Plusieurs députés assurent que leurs collaborateurs n'ont "rien fait remonter", pas "même des rumeurs". Mais une collaboratrice affirme qu'on entend encore "des jeunes se plaindre des remarques lourdingues de leur boss sur leur physique".

Des porte-parole du collectif "Chair collaboratrice", né après l'affaire Baupin, ont récemment pointé un sexisme "exacerbé" par leur rôle de "petites mains" et un manque de moyens réels "pour protéger les femmes". 

François de Rugy (LREM) a concédé que "dans une communauté humaine de 4.000 personnes (députés, fonctionnaires, collaborateurs), il peut toujours y avoir des comportements déviants".

Pour Delphine Batho, demeure la question de "la féminisation du pouvoir". "On dénie toujours aux femmes la capacité d'être cheffe politique. Mais il ne faut pas se plaindre, il faut se battre".

parl-chl/ic/frd/DS

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Marine Le Pen "aujourd'hui la mieux placée" pour le FN en 2022, selon Chenu

ven, 02/16/2018 - 09:59

Sébastien Chenu, porte-parole du Front national, a jugé vendredi que Marine Le Pen était aujourd'hui "la mieux placée" pour défendre les couleurs du Front national à l'élection présidentielle en 2022.

La présidente du Front national s'est dite jeudi prête à soutenir un autre candidat qu'elle-même au sein du FN pour l'élection présidentielle de 2022 si ce dernier était "mieux placé" qu'elle pour diriger le parti.

"Il ne vous a pas échappé que Marine Le Pen souhaitait faire monter une nouvelle génération autour d'elle. Si elle est la mieux placée, elle défendra nos couleurs. Je crois qu'aujourd'hui, elle est la mieux placée et qu'il y a de fortes chances qu'elle le soit demain à mon avis", a dit M. Chenu sur France 2.

La présidente du FN "souhaite que rien ne soit cadenassé avant 2022", a-t-il expliqué. "Nous sommes dans la construction, la refondation d'un grand mouvement d'opposition populaire, (avec) à sa tête Marine Le Pen. Si, en 2022, elle estime être la mieux placée -je pense qu'elle le sera parce qu'elle est la plus solide et la plus expérimentée-, alors elle portera nos couleurs. Si ce n'est pas le cas, alors les jeux se rouvriront".

"Au prochain congrès (qui) précédera la présidentielle, le président du Front national élu sera le candidat à la présidentielle", avait déclaré jeudi Mme Le Pen.

"Si je suis la mieux placée pour porter nos idées et pour rassembler autour de moi, je le serai. Si les adhérents du Front national considèrent qu'il y a quelqu'un de mieux placé que moi, ça ne me pose aucun problème", avait-elle ajouté. "Le jour où il y a quelqu'un de plus performant, de plus rassembleur, et qui incarne mieux que moi nos idées, je l'accompagnerai".

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SNCF: le gouvernement veut "casser le statut des cheminots" selon Pierre Laurent

ven, 02/16/2018 - 09:57

"Le gouvernement a besoin de casser le statut des cheminots" pour "faire éclater" la SNCF et parvenir à une "privatisation généralisée du système" ferroviaire, a dénoncé vendredi le secrétaire national du Parti communiste Pierre Laurent.

"Ce qui est en cause, ce n'est pas le statut des cheminots; ce qui est surtout visé, c'est l'ouverture à la concurrence et la privatisation généralisée du système", a-t-il déclaré sur Sud Radio.

"On n'a déjà plus la SNCF, on a trois entreprises qui sont sous un chapeau appelé SNCF mais qui fonctionnent déjà de plus en plus mal ensemble -c'est ce qui a conduit aux grosses pagailles (dans les gares cet hiver, ndlr)- et on veut amplifier ça", a-t-il dénoncé.

Or, "pour pouvoir faire ça, le gouvernement a besoin de casser le statut des cheminots". 

Donc cette "'affaire du statut des cheminots, ce n'est pas une affaire corporatiste; en vérité, il faut faire voler en éclat le statut pour faire éclater la SNCF", a-t-il résumé.

"La fin du statut, c'est toujours l'ouverture à la privatisation. On a fait la même chose dans les télécoms, on a fait exploser ce qui était à l'époque le service public des télécommunications (...) Aujourd'hui, on a des opérateurs privés qui se battent, qui s'en mettent plein les poches", des salariés précaires et une couverture inégale du pays en terme d'accès au réseau, a-t-il énuméré, tout en prédisant une explosion des tarifs sur les lignes ferroviaires qui seront les plus demandées.

Les cheminots, qui sont "très attachés au service public", "ne laisseront pas faire cette réforme", a-t-il assuré.

Philippe Martinez, leader de la CGT, a annoncé vendredi une "manifestation nationale" des cheminots le 22 mars pour défendre notamment leur "statut", remis en cause par un rapport donné jeudi au gouvernement et qui préconise en particulier une transformation de l'entreprise publique en société anonyme et la fin du statut de cheminot à l'embauche.

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Relaxe pour Robert Ménard poursuivi pour diffamation par Midi Libre

ven, 02/16/2018 - 09:33

Le maire de Béziers Robert Ménard, proche du FN, poursuivi pour diffamation par le journal Midi Libre et son propriétaire, Jean-Michel Baylet, pour une affiche de 2016 accusant les reporters du quotidien d'être "en laisse", a été relaxé vendredi à Béziers.

Le quotidien régional et son copropriétaire, alors ministre des Collectivités territoriales au sein du gouvernement du président Hollande, avaient été directement visés par une campagne d'affichage municipal du maire de Béziers (Hérault).

Sur la photo, un chien tenant dans sa gueule un exemplaire de Midi Libre. Et un slogan: "Tous les jours, l'info en laisse". "A qui appartient Midi Libre?", interrogeait aussi l'affiche: "A J.-M. Baylet, ministre des collectivités territoriales".

En l'occurrence, le maire de Béziers reprochait au journal de ne pas avoir relayé son discours à la suite à l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice.

"Le traitement et la hiérarchisation de l'information à Midi Libre dépendent de la seule rédaction et non de l'actionnaire majoritaire", avait alors rétorqué la Société des journalistes (SDJ) du quotidien: "A ce titre, le petit caprice de M. le maire de Béziers paraît bien dérisoire face à la gravité du drame qui a frappé Nice et la République".

Dans son délibéré, le tribunal de grande instance de Béziers n'a pas motivé sa décision vendredi.

A l'audience, le 12 janvier, le Procureur de la République, Yvon Calvet, s'en était remis au tribunal quant à la peine à infliger à Robert Ménard.

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SNCF: Il faut "mettre sur la table les tabous et les privilèges", selon Castaner

ven, 02/16/2018 - 09:15

Le délégué général de LREM Christophe Castaner a estimé vendredi à propos du rapport sur la SNCF remis la veille au gouvernement qu'il fallait "oser assumer de mettre sur la table les tabous et les privilèges".

Interrogé sur RTL pour savoir si la fin évoquée du statut des cheminots à l'embauche ne revenait pas à leur faire "payer" la dette de l'entreprise publique, M. Castaner a répondu : "est-ce que vous pensez que c'est +payer+ que de considérer que de nouveaux entrants ne doivent pas bénéficier d'une retraite moyenne à 57,5 ans ?"

"Il n'est pas pas illogique de dire que si demain nous devions embaucher de nouveaux collaborateurs à la SNCF, ils pourront avoir une retraite qui soit conforme à celle des Français", a-t-il dit.

Alors qu'on lui faisait remarquer qu'il s'agissait-là d'un "tabou" et que cela pouvait revenir à jeter en pâture devant les Français "des privilèges", il a estimé que "si on doit considérer que notre société doit maintenir des privilèges parce qu'il y a des tabous - et je reprends volontiers vos mots- je me dis qu'au fond il faut changer d'époque".

"Les tabous et les privilèges sont des sujets qu'il faut oser assumer de mettre sur la table", a-t-il ajouté.

"Quand on assume d'ouvrir le chantier de la SNCF, ce n'est pas pour dire la SNCF pose problème; au contraire, la SNCF est un formidable service public, mais il va dans le mur si on ne fait rien", a-t-il affirmé, citant en particulier sa "dette phénoménale, de 50 milliards d'euros".

"Sauver la SNCF, qui est un service public, n'est pas être libéral", a-t-il déclaré.

Concernant les "petites lignes", qui mobilisent 16% des moyens consacrés au ferroviaire pour le transport de 2% des voyageurs, le gouvernement "discutera, dit-il, avec les régions, qui sont organisatrices de transport", pour "décider ce qu'il faut maintenir, corriger, changer".

"Il faut intégrer que le service public a un coût différent selon les territoires", a-t-il ajouté. Il ne faut pas viser "le maintien du service public en soi" mais sa "qualité", dit-il.

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Redresser la SNCF, sinon "on va droit dans le mur" selon Le Maire

ven, 02/16/2018 - 09:08

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a assuré vendredi que l'Etat devait donner à la SNCF les capacités de se redresser sinon "on va droit dans le mur", au lendemain de la publication du rapport Spinetta. 

"Nous sommes d'accord pour donner à la SNCF, qui est un magnifique service public, qui est une partie de notre histoire nationale, de la capacité à se redresser", a affirmé le ministre sur CNews.

"La vraie audace, le vrai courage, ce n'est pas de laisser les choses en l'état. Ce n'est pas se résigner à la longue dégradation du service public de la SNCF", a-t-il affirmé, rappelant que la dette de la SNCF s'élève à 48 milliards d'euros. 

"Notre devoir c'est de nous dire que nous avons un service public qui fait partie de notre histoire nationale (...), mais je sais une chose: ça ne peut pas continuer comme ça. On va droit dans le mur", a prévenu M. Le Maire. 

Le rapport de l'ancien patron d'Air France Jean-Cyril Spinetta sur l'avenir des chemins de fer français a été remis la veille à Matignon.

Il présente 43 propositions qui préconisent notamment une transformation en société anonyme, la fin du statut de cheminot à l'embauche et la fermeture de certaines petites lignes secondaires au profit d'autocars. 

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Philippe présente un plan pour protéger les entreprises stratégiques

ven, 02/16/2018 - 08:44

Edouard Philippe présente vendredi de nouvelles mesures pour protéger les entreprises françaises jugées stratégiques, un renforcement du dispositif du colbertiste Arnaud Montebourg que l'exécutif ne juge pas contradictoire avec son objectif d'attirer les investisseurs étrangers en France.

Accompagné du ministre de l'Economie Bruno Le Maire, qui prépare pour mi-avril une loi Pacte pour la croissance et les entreprises, le Premier ministre doit faire ces annonces dans l'après-midi sur le site d'une usine du géant des cosmétiques L'Oréal à Lassigny (Oise).

Convaincre les investisseurs de "Choose France" et "en même temps" protéger le capital des entreprises tricolores que l'Etat stratège ne veut pas voir passer sous pavillon étranger, sur fond de mobilisation européenne: c'est ce nouvel équilibre macroniste que va porter le chef du gouvernement.

"C'est totalement assumé: on est dans la logique du +libérer, protéger+", défend un conseiller gouvernemental.

Le lieu n'est pas choisi au hasard: le géant suisse de l'alimentation Nestlé vient de décider de ne pas renouveler l'accord qui le liait depuis plus de 40 ans à L'Oréal. La fin d'un pacte, entraîné par la mort de la propriétaire de L'Oréal Liliane Bettencourt en septembre, qui ouvre théoriquement la porte à une OPA sur le champion français des cosmétiques.

Peu après la disparition de la milliardaire, Edouard Philippe avait déjà assuré que l'Etat serait "très attentif" au devenir de L'Oréal, une des plus grandes entreprises françaises.

"Nous n'hésiterons pas à monter au créneau en cas de menace d'OPA sur des champions français" et ce "dans tous les secteurs", avait-il réitéré en novembre.

Bruno Le Maire avait pourtant surpris début janvier en annonçant qu'il préparait un renforcement du décret Montebourg, du nom de l'ancien ministre socialiste.

- 'Golden share' -

Aux secteurs déjà protégés par un décret de 2005 (défense, armement...), ce dernier avait ajouté l'eau, la santé, l'énergie, les transports et les télécommunications, juste après l'annonce du rachat de la branche énergie d'Alstom par l'américain General Electric en 2014.

Selon des sources gouvernementales, Edouard Philippe devrait l'étendre à nouveau: au stockage de données numériques et à l'intelligence artificielle, comme déjà annoncé par Bruno Le Maire, mais aussi les nanotechnologies (semi-conducteurs...), le spatial et les infrastructures financières. Des domaines limités mais transversaux, dont plusieurs grandes entreprises peuvent se prévaloir.

L'exécutif entend aussi compléter l'arsenal de sanctions prévu par le dispositif Montebourg; deux mesures existent déjà: l'annulation de l'opération, "l'arme atomique" du dispositif, et le versement d'une pénalité égale à une ou deux fois le montant de l'opération.

S'y ajouteraient des sanctions financières plus variables, liées par exemple à la taille de l'acquéreur, ainsi qu'un dispositif permettant de suspendre les droits de vote de ce dernier sur l'entreprise visée, toujours dans les cas où il n'a pas tenu ses engagements.

Pour améliorer le suivi de ces engagements, pour l'heure contrôlés par Bercy, un auditeur externe sera nommé pour vérifier la tenue des promesses, aux frais de l'acquéreur.

L'autre grand volet concerne des dispositifs de blocage du capital des entreprises visées; le gouvernement veut étendre la possibilité, prévue dans une ordonnance de 2014, de recourir aux "golden shares", ces "actions dorées" ou "spécifiques" permettant à l'Etat de bloquer des prises de participations ou des cessions d'actif.

L'exécutif veut aussi renforcer la possibilité pour l'Etat de prendre des "petits tickets" dans des entreprises, par exemple une participation de 5% permettant de bloquer un retrait de cote dans le cadre d'une OPA. Les prises de participation seraient financées par un endettement de la banque publique BPI France. 

Les dispositions législatives de ce plan seront incluses dans le futur projet de loi Pacte, prévu pour arriver en Conseil des ministres le 18 avril. Les autres mesures seraient adaptées parallèlement par décret.   

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Le Parlement français donne son feu vert à la réforme de l'accès à l'université

jeu, 02/15/2018 - 22:05

Le Parlement français a donné jeudi son feu vert définitif au projet de loi modifiant les règles d'accès à l'université, une réforme dénoncée par la gauche qui y voit l'instauration d'une sélection.

Dans la matinée, par 49 voix contre 13, l'Assemblée nationale a donné son ultime feu vert au projet de loi sur l'"orientation et la réussite des étudiants", qui vise notamment à supprimer le tirage au sort et à réduire le taux d'échec en première année à l'université. 

Dans l'après-midi, le Sénat a mis le point final à l'examen du texte en le votant par 250 voix contre 93.

Traduction du plan étudiant présenté en octobre, la réforme prévoit entre autres la fin du tirage au sort dans les filières en tension et le rattachement des étudiants au régime général de la Sécurité sociale. Chaque université traitera la demande d'inscription de manière personnalisée et répondra au vu d'un certain nombre de compétences et de connaissances requises pour être admis dans la filière souhaitée.

Pour la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal, le nouveau système a "pour épine dorsale" la volonté d'"accompagner plus de lycéens et d'étudiants vers l'enseignement supérieur et la réussite".

Jusqu'au bout, socialistes, communistes et Insoumis (extrême gauche) ont rejeté "cette nouvelle sélection qui ne dit pas son nom" et dénoncé "un système libéral où ce sont les universités qui choisissent leurs étudiants".

ic-chl-jlp-fmp/sva/ces/bds 

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Prison avec sursis requise contre le maire LR de Ouistreham

jeu, 02/15/2018 - 19:57

Un an de prison avec sursis et une amende de 5.000 euros ont été requis jeudi en correctionnelle à Caen contre le maire LR du port de Ouistreham, pour faux et usage de faux.

La procureure de la République Carole Étienne a dénoncé des faits "gravement répréhensibles". La décision sera rendue le 12 avril. 

Arrivé à la tête de cette ville portuaire de 10.000 habitants en 2014, Romain Bail, 33 ans, est accusé d'avoir écrit un faux mail dans lequel l'association britannique Normandy Memorial Trust (NMT) annonçait à la mairie son intention de soutenir financièrement un projet de centre sur les relations franco-britanniques. 

Ce mail mensonger a été présenté lors d'un conseil municipal le 4 septembre 2017 qui a évoqué ce projet de 15 millions d'euros. NMT devait apporter 2,8 millions d'euros soit 18% du budget, ce qui aurait nettement allégé le poids du projet sur les finances de la commune.

"Je suis victime d'une machination qui me dépasse. Mon nom a été sali", a déclaré à la barre Romain Bail. "Il y a des gens qui n'ont pas admis le verdict des urnes et sont prêts à tout pour me nuire", a ajouté le maire LR qui a succédé en 2014 à un maire socialiste arrivé trente ans plus tôt à la tête de la ville.

L'enquête a établi qu'un faux mail rédigé dans un anglais approximatif et signé d'un Britannique qui s'avérera ne plus faire partie du NMT avait été fabriqué le dimanche 27 août d'abord depuis un ordinateur qui se trouvait au domicile de M. Bail  puis parachevé sur le réseau de la mairie en fin de journée.

Or "les enquêteurs numériques ont conclu après une investigation fouillée que l'examen de l'ordinateur exclut toute prise en main à distance" et que le faux mail a été rédigé "par un personne physique présente au domicile" de M. Bail, a souligné Mme Étienne.

Le maire soutient, avec une douzaine d'attestations à l'appui, qu'il était à une fête sur le port au moment où le mail a été rédigé de son ordinateur personnel. Mais Mme Bail qui était au domicile familial "n'a vu personne s'introduire dans la maison", ajoute la procureure.

Et lorsque les gendarmes se présentent à son domicile, M. Bail affirme que l'ordinateur recherché, d'où a été écrit le faux mail, a été vendu, avant que les enquêteurs de ne le retrouvent dans la chambre du couple. "Cela interroge", commente M. Étienne. 

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