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Mis à jour : il y a 43 min 19 sec

Macron dévoile des mesures très attendues pour les quartiers défavorisés

il y a 1 heure 25 min

Emmanuel Macron, qui réunit mardi des acteurs de la politique de la Ville à l'Elysée, va dévoiler des initiatives pour améliorer la vie dans les quartiers défavorisés, sans toutefois reprendre toutes les propositions de l'ambitieux rapport Borloo sur les banlieues.

Avec son discours le chef de l'Etat veut "donner une vision, du sens", mais pas présenter "un catalogue de mesures" pour ces quartiers qui concentrent les difficultés économiques et sociales, assure-t-on à l'Elysée, en soulignant que "l'enjeu n'est pas tant budgétaire que de mobilisation et d'efficacité".

Parmi les annonces attendues, l'une, "emblématique de la philosophie", vise à aider les jeunes des quartiers à trouver des stages de 3e, qui sont difficiles à décrocher sans réseaux professionnels : Etat et entreprises s'engageront à proposer 30.000 offres au total.

Mais il n'y aura pas "un avant et un après rapport Borloo" ni "un avant et un après 22 mai", avertit-on à l'Elysée. En clair : ne pas s'attendre à un énième "plan banlieue" à coups de milliards comme la France en a produit depuis la naissance de la politique de la ville il y a quarante ans, mais une proposition dans la continuité de la politique gouvernementale.

Une mise au point qui fait redouter à certains un enterrement du "rapport Borloo", remis en avril dans une ambiance euphorique parmi les élus de banlieue, très mobilisés autour de sa rédaction.

"Ne pas prendre en compte ce projet après l'avoir commandé serait un camouflet à l'égard de tous les acteurs impliqués, à commencer par les maires", a estimé l'ex-patron de l'UMP et maire LR de Meaux Jean-François Copé.

Ce serait "alimenter la résignation, la crise démocratique, les dérives communautaires à l'?uvre", a pour sa part averti Laurent Russier, maire communiste de Saint-Denis.

Intitulé "Vivre ensemble - vivre en grand la République", ce rapport appelle à une "réconciliation nationale" avec notamment une relance de la rénovation urbaine, à l'arrêt dans de nombreux quartiers -- même si le financement promis par l'exécutif a été doublé à 10 milliard d'euros.

- "Sécurité et radicalisation" -

"Ce n'est pas juste une question de rénovation urbaine", nuance-t-on à l'Elysée, en glissant que "Jean-Louis Borloo est très identifié à cette politique là, très années 90".

Disant avoir le "sentiment que l'Etat se méfie d'eux", vingt-trois maires engagés dans la rénovation urbaine ont écrit lundi au président pour demander à l'Etat de leur faire "de nouveau confiance".

Mais "il ne faut jamais oublier un thème peu abordé ces dernières semaines, c'est tout ce qui touche à la sécurité" et "la lutte contre la radicalisation", martèle-t-on à l'Elysée.

Soulignant que "le gouvernement n'a pas attendu le rapport Borloo pour agir", la présidence rappelle notamment le dédoublement des classes de CP, le lancement des emplois francs et la police de sécurité du quotidien.

Autant de mesures de droit commun, à l'opposé des programmes ciblés qui feraient des quartiers des territoires à part. Il faut "faire le choix de l'universalité", a souligné le député LREM Aurélien Taché dans une tribune au Monde cette semaine.

Pour l'Elysée, l'enjeu est aussi "de réussir à mobiliser les habitants", en favorisant "l'émergence de projets locaux".

Lutte contre la discrimination à l'embauche, mobilisation pour l'apprentissage... Quelles que soient les pistes retenues, Emmanuel Macron est attendu au tournant par les cinq millions d'habitants des quelque 1.300 quartiers prioritaires en métropole, pour lesquels il avait appelé à la "mobilisation nationale" en novembre.

Emmanuel Macron, qui "ne veut pas des échanges uniquement avec les acteurs traditionnels" de la politique de la Ville, entendra mardi des témoignages d'habitants.

Il réunira également pour la première fois le Conseil présidentiel des Villes, qui compte 25 acteurs "engagés pour les quartiers", de l'humoriste Yassine Bellatar à l'entrepreneur Saïd Hammouche, en passant par des lycéens et un proviseur de lycée.

cg-jri-frd-evz/blb/bd

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Les lycéens reçoivent les premières réponses à leurs voeux universitaires

il y a 1 heure 45 min

Les 810.000 futurs bacheliers et étudiants en réorientation vont recevoir mardi soir les premières réponses à leurs souhaits d'inscription dans l'enseignement supérieur, un test pour la nouvelle plateforme universitaire Parcoursup qui a succédé à la très critiquée APB.

A partir de 18H00 les jeunes pourront prendre connaissance des réponses à leurs v?ux. Pour les filières sélectives (classes prépa, BTS, DUT, double-licences etc.), ce sera "oui", "non" ou "en attente", comme les années précédentes.

Pour les filières non sélectives, "oui", "en attente" ou "oui si", si l'université considère que le candidat ne possède pas les connaissances et compétences requises. Il est accepté à condition qu'il s'engage à suivre un parcours d'accompagnement.

Cette année, pour la première fois, les dossiers de tous les candidats ont été classés par les universités (du moins, en théorie), y compris pour les filières non sélectives, à savoir les licences générales. Une mesure dénoncée comme une "sélection" à l'entrée à la fac, selon les opposants à cette procédure qui a fait l'objet d'une loi au printemps.

La contestation à un classement des dossiers a provoqué manifestations et blocages d'universités.

Comme les candidats ne devaient, eux, pas classer leurs v?ux, il est probable que ceux dotés des meilleurs dossiers recevront plusieurs "oui" à leurs souhaits, tandis que quantité d'autres se verront notifiés qu'ils sont "en attente". Ce qui pourrait susciter pas mal de stress...

"On leur répète de ne pas s'inquiéter s'ils ne reçoivent que des +en attente+", a déclaré à l'AFP Jean-Philippe Tessier, professeur principal d'une classe de Terminale au lycée professionnel Louis-Dardenne à Vanves (Hauts-de-Seine). "De nombreuses places peuvent se libérer, il faut les rassurer".

Message similaire en provenance du ministère de l'Enseignement supérieur. Le 22 mai "n'est pas une date fatidique" mais celle à laquelle "commencent à arriver les réponses", a insisté la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal.

Pour répondre aux inquiétudes sur une opacité du nouveau système, le gouvernement a publié lundi les détails de l'algorithme au c?ur de la plateforme universitaire Parcoursup.

- Système actualisé -

Dans son livre tout juste publié, "L'école de la confiance", le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer note que chaque élève recevra "le plus souvent un +oui+, parfois un +non+ pour les filières sélectives ou dites en tension".

Les filières en tension sont les licences générales qui comptent traditionnellement plus de demandes que de places, comme par exemple la psychologie, le droit et surtout celle qui forme aux métiers du sport, Staps. Jusqu'à cette année, les candidats acceptés l'étaient par tirage au sort, une procédure que Frédérique Vidal avait promis de supprimer.

S'il reçoit plusieurs "oui", le jeune doit n'en garder qu'un seul et donc renoncer aux autres, dans un délai d'une semaine. Il peut aussi garder un ou plusieurs v?ux "en attente" (et renoncer aux "en attente" qui au final ne l'intéressent pas).

Pour les candidats qui n'ont reçu que des "non" à leurs v?ux --et n'avaient donc postulé qu'à des filières sélectives--, des commissions se réunissent dans chaque académie pour examiner les dossiers et proposer une place proche des v?ux du candidat malheureux.

Les dates limites pour les réponses sont précisées dans les mails et alertes reçus par les candidats.

Les réponses sont communiquées sur le dossier personnel Parcoursup ou sur l'application mobile si le jeune l'a téléchargée, ainsi que les dates limites pour les réponses. Il faudra cliquer sur "j'accepte" ou "je renonce" pour une proposition, et "je maintiens" ou "je renonce" pour un "en attente".

Les places auxquelles les jeunes renoncent sont "immédiatement" remises dans le système. Le système, et donc les listes d'attente, sont actualisés chaque jour, avant le début des cours.

Le rang sur les listes d'attente sera communiqué par toutes les filières, sélectives et non sélectives, là encore une nouveauté.

Autre mesure pour participer à la fluidité du système : les jeunes inscrits sur Parcoursup mais qui avaient aussi candidaté à des formations extérieures à la plateforme - 15 à 20 % des formations - comme Sciences-po ou les écoles d'infirmier, doivent télécharger une attestation de désistement pour confirmer leur inscription. Là encore pour ne pas "bloquer" des places que ces jeunes n'occuperont pas.

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Popularité en légère baisse pour Macron (-1), en hausse pour Philippe (+2)

il y a 1 heure 46 min

La popularité du président Emmanuel Macron (-1) est en légère baisse en mai tandis que celle de son Premier ministre Edouard Philippe, elle, progresse (+2) , selon un sondage Odoxa diffusé mardi.

Selon 46% des personnes interrogées, M. Macron est "un bon président de la République". A l'inverse 54% (+1) portent un jugement négatif sur son action.

Le Premier ministre progresse pour sa part de deux points à 48%, soit un peu moins que ceux (51%, -2) qui jugent négativement son action à la tête du gouvernement, selon cette enquête pour L'Express, La Presse régionale et France Inter.

Nicolas Hulot est toujours la personnalité politique qui suscite le plus d'adhésion (35%, =), devant Alain Juppé (34%, +2), Jean-Luc Mélenchon, qui effectue une nette progression de six points à 29% (effaçant ainsi une baisse de quatre points en avril), et Jean-Yves Le Drian (28%, +2).

Enquête réalisée en ligne les 15 et 16 mai auprès de 1.015 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.

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Fonction publique : troisième journée de mobilisation du quinquennat

il y a 1 heure 48 min

Pour la troisième fois depuis l'élection d'Emmanuel Macron, les fonctionnaires battent le pavé et font grève mardi, pour défendre leur statut et s'opposer à la future réforme du gouvernement, qu'ils perçoivent comme une "attaque".

Le fonctionnement des écoles et collèges sera perturbé, de même que l'accueil des tout-petits dans les crèches, des avions seront cloués au sol et des coupures de courant sont à prévoir.

Entre 130 et 140 manifestations sont programmées partout en France.

Côté SNCF, engagée dans un long conflit, seul Sud Rail a déposé un préavis mais le prochain épisode de grève de deux jours au sein du groupe ferroviaire débutera à 20H00.

Tentant de déminer la grogne, le secrétaire d'État à la Fonction publique, Olivier Dussopt, a insisté lundi sur le fait qu'il n'y aura pas de "remise en cause" du statut mais des "ajustements" et "une modernisation".

Mais Pascal Pavageau, numéro un de FO et issu de la fonction publique, est resté sceptique, s'attendant à un "statut peau de chagrin". "On est dans une logique de dogme, d'idéologie, qui est de casser le bien public, pour pouvoir ensuite notamment privatiser".

Déterminés, les syndicats représentants 5,7 millions d'agents affichent une solidarité rare ce mardi. Les neuf (CGT, CFDT, FO, Unsa, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA) ont lancé un appel commun contre "la mise à mal des missions publiques", "la dégradation des conditions de travail" et pour le pouvoir d'achat.

Autre fait marquant, inédit depuis la réforme controversée des retraites de 2010 : les cinq dirigeants des principaux syndicats nationaux défileront ensemble, à Paris, à partir de 14H00, de la place de la République à celle de la Nation.

"C'est un beau symbole pour soutenir les fonctionnaires", a reconnu Philippe Louis, président de la CFTC. Il sera aux côtés de Philippe Martinez (CGT), Laurent Berger (CFDT), Pascal Pavageau et François Hommeril (CFE-CGC).

"Ca signifie qu'effectivement les enjeux sont très lourds", s'est félicité Bernadette Groison, de la FSU. Elle aussi sera présente, de même que Luc Bérille (Unsa) et le binôme Eric Beynel/Cécile Gondard-Lalanne (Solidaires).

Déjà unis pour une journée de mobilisation le 10 octobre, les syndicats de la fonction publique n'avaient pas lancé d'appel commun depuis une dizaine d'années.

Près d'un Français sur deux (49 %) ne soutient pas cette nouvelle journée de mobilisation des fonctionnaires, selon un sondage réalisé par ViaVoice pour Le Figaro, BFM Business et HEC Paris et publié mardi. En revanche, 40 % des sondés la soutiennent.

- "Sous les meilleurs auspices" -

Tendues sous le quinquennat Hollande à cause du gel du point d'indice servant au calcul de la rémunération, les relations se sont détériorées avec l'exécutif sous Emmanuel Macron, qui envisage la suppression de 120.000 postes au cours du quinquennat.

Il a également reporté d'un an le plan de revalorisation des carrières des fonctionnaires (PPCR) conclu sous le gouvernement précédent, maintenu le gel du point d'indice et réinstauré le jour de carence (paiement du salaire à partir du deuxième jour d'arrêt maladie).

Une concertation entre les syndicats et le gouvernement, démarrée depuis fin mars, n'a fait qu'aggraver les inquiétudes. Les orientations choisies, dont une extension du recours aux contractuels, constituent, selon eux, une "attaque" du statut du fonctionnaire.

La réforme doit déboucher sur un projet de loi au 1er semestre 2019, mais les fonctionnaires attendent avec méfiance le rapport CAP 22, censé dégager des pistes d'économies. M. Dussopt prédit des propositions "plus ou moins disruptives" et promet une "phase de concertation" après la remise du rapport, prévue en juin.

La mobilisation se présente "sous les meilleurs auspices" au vue des "remontées" de terrain, assure Jean-Marc Canon (CGT).

Un rendez-vous d'autant plus scruté qu'il intervient à quelques jours de la "marée populaire" appelée samedi par une cinquantaine d'associations, partis politiques de gauche - dont La France Insoumise - et syndicats - dont la CGT -, pour soutenir les mouvements sociaux en cours et "faire reculer" Emmanuel Macron.

Dans le secteur public, la précédente journée de mobilisation avait réuni 323.000 personnes dans la rue, selon le ministère de l'Intérieur (500.000 selon la CGT) et la toute première, celle du 10 octobre, 209.000 (400.000).

Mardi, le cabinet Occurence réalisera le comptage dans la capitale pour un collectif de médias, dont l'AFP.

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NBA: Cleveland revient à hauteur de Boston

il y a 2 heures 5 min

Cleveland est revenu à hauteur de Boston dans la finale de la conférence Est grâce aux 44 points de LeBron James permettant lundi aux Cavaliers de remporter le match N.4 dans leur salle 111 à 102.

Les Cavaliers et les Celtics ont remporté leurs deux matches à domicile et sont dos à dos deux victoires, avant le match N.5 qui aura lieu mercredi à Boston.

L'inévitable LeBron James a encore porté à bout de bras Cleveland avec son sixième match depuis le début des play-offs à plus de 40 points.

Il s'est également offert un énième titre de gloire en réussissant son 2357e tir en play-offs durant le 2e quart-temps pour battre le record NBA du légendaire Kareem Abdul Jabbar.

Sous son impulsion, les Cavaliers ont idéalement débuté la rencontre pour compter 16 points d'avance à la fin du 1er quart-temps (34-18).

Bien secondé par Kyle Korver (14 pts, tous avant à la pause) et Tristan Thompson (13 pts), "King James" a permis à son équipe de résister aux Celtics qui sont restés menaçants jusqu'au bout.

La franchise la plus titrée de l'histoire de la NBA ne comptait plus que sept points de retard à moins de cinq minutes de la fin du temps réglementaire (100-93), mais Thompson, très précieux face à Al Horford limité à 15 points (5 sur 13 au tir), a redonné de l'air à son équipe avec un dunk.

"On a un groupe où chacun prend ses responsabilités", s'est réjoui James qui vise une huitième participation consécutive à la finale NBA.

"Mais le prochain match s'annonce difficile, les Celtics n'ont pas perdu un seul match à domicile depuis le début des play-offs, ils ont confiance", a rappelé le triple champion NBA.

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Fumées acides à Hawaï avec la lave du Kilauea qui atteint l'océan

il y a 2 heures 45 min

Les autorités de Hawaï ont averti d'un phénomène dangereux lié à l'arrivée dans l'océan Pacifique de lave provenant du volcan Kilauea entré en éruption le 3 mai.

"Au sommet, juste avant 1H00 du matin la nuit dernière, il y a eu une explosion qui a envoyé un nuage de cendres jusqu'à une altitude de 2.300 mètres" puis, entre deux et quatre heures du matin, la fréquence des explosions a fait monter le nuage jusqu'à plus de 3.300 mètres d'altitude, a détaillé lors d'une conférence de presse lundi, la géologue Janet Babb, de l'Observatoire des volcans de Hawaï.

Le nuage est ensuite retombé dans la matinée.

Deux coulées de lave "ont atteint l'océan sur la côte sud-est de Puna" sur la Grande île de Hawaï, selon un communiqué dimanche de l'agence américaine de géologie et sismologie (USGS).

Une fissure ouverte sous l'une de ces coulées a toutefois "détourné la lave (...) dans des cavités souterraines", a poursuivi l'USGS.

Mais la rencontre de la lave incandescente avec l'eau a produit des fumées acides, un phénomène appelé "laze" en anglais, mot formé à partir de "lava" (lave) et de "haze" (brouillard).

"Le panache est un mélange irritant d'acide chlorhydrique (HCl), de vapeur et de petites particules de verre volcanique", selon l'USGS. "Ce mélange gazeux, chaud et corrosif avait provoqué deux morts dans le voisinage immédiat du point d'entrée côtier en 2000 alors que la mer touchait des coulées de lave récentes et actives".

Mme Babb a signalé un autre danger: la lave s'écoule dans des zones de végétation dense où certaines plantes sont en décomposition, ce qui crée des émissions de méthane qui explosent au contact de la coulée incandescente.

L'USGS a également prévenu que les émissions de gaz "ont triplé en raison des éruptions volumineuses". En raison de vents modérés, les zones situées sous le vent "pourraient expérimenter divers niveaux de +vog+" (volcanic smog), du brouillard volcanique créé par la réaction des émissions à l'oxygène, l'humidité, la poussière et les rayons du Soleil, selon l'USGS.

Une coulée atteignant jusqu'à six mètres de hauteur a bloqué une partie de l'autoroute 137, a par ailleurs rapporté Hawaii News Now.

Le Kilauea est l'un des volcans les plus actifs du monde et l'un des cinq que compte l'île de Hawaï, la plus grande de l'archipel. Plusieurs milliers de personnes ont été évacuées depuis le début de son éruption le 3 mai.

Les scientifiques estiment que l'activité volcanique est peut-être annonciatrice d'une éruption majeure similaire à celle du milieu des années 1920.

Mais ils ne craignent toutefois pas de victimes car les zones résidentielles les plus exposées ont été évacuées et la région où se trouve le volcan --dans le sud-est de l'île-- n'est pas très peuplée.

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France: grève et manifestations des fonctionnaires, dont le mécontentement grandit

il y a 3 heures 5 min

Salaires, effectifs, réformes en cours... les mécontentements s'accumulent chez les fonctionnaires français, qui se mobilisent mardi lors d'une journée de grève et de manifestations, la troisième depuis l'arrivée au pouvoir du président Emmanuel Macron.

Entre 130 et 140 manifestations sont prévues partout en France, à l'appel unitaire des syndicats de la fonction publique, qui n'avaient pas lancé un tel appel unitaire depuis une dizaine d'années.

Les trois versants de la fonction publique - État, territoriale et hospitalière - sont appelés à faire grève. Des perturbations sont notamment à prévoir dans les écoles, les services à la petite enfance, l'énergie et le trafic aérien.

La Direction générale de l'aviation civile a ainsi recommandé aux compagnies aériennes de réduire de 20% leur programme de vols à l'aéroport d'Orly (région parisienne), Lyon (est) et Marseille (sud-est).

Les personnels des hôpitaux et des services sociaux seront sans doute encore nombreux dans les défilés pour réclamer de meilleures conditions de travail et des effectifs plus importants. Mais la "continuité des soins" sera assurée du fait de la possibilité d'assigner les grévistes.

Les organisations syndicales dénoncent les orientations du gouvernement, qui constituent selon elles une "attaque" du statut de fonctionnaire: simplification du dialogue social, extension du recours aux contractuels, part accrue de rémunération au mérite et accompagnement des mobilités de carrière, y compris vers le secteur privé.

Ces projets, qui doivent déboucher sur un projet de loi au 1er semestre 2019, ont continué d'attiser la tension qui règne depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron.

Lundi, le secrétaire d'Etat français à la Fonction publique, Olivier Dussopt, a assuré que le gouvernement ne remettra pas en cause le statut des fonctionnaires. "Il y aura des ajustements, une modernisation mais pas de remise en cause", a-t-il déclaré dans le journal Libération.

- Unité syndicale -

Le gouvernement français fait déjà face depuis début avril à une mobilisation contre une réforme du rail, avec une grève marathon des cheminots, qui pourront se joindre localement aux rassemblements de mardi. Dans l'immédiat, seul le syndicat SUD Rail a formellement annoncé sa participation.

A Paris, le cortège des manifestants partira à 14H00 locales (12h00 GMT) de la place de la République pour rejoindre la place de la Nation.

Les leaders de la CGT - premier syndicat de France-, des syndicats Force Ouvrière (FO) et CFDT y défileront ensemble pour la première fois depuis 2010, lors de la contestation contre la réforme des retraites.

"Grâce à la fonction publique, toutes les organisations syndicales de ce pays seront ensemble", s'est félicité Bernadette Groison, du syndicat FSU. "Ca signifie qu'effectivement les enjeux sont très lourds".

Déjà réunies pour une première journée de mobilisation le 10 octobre, les fédérations syndicales CGT, CFDT, FO, Unsa, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA de la fonction publique, représentant les 5,7 millions d'agents publics, n'avaient pas lancé d'appel unitaire depuis une dizaine d'années.

Une unanimité d'autant plus remarquable que des élections professionnelles auront lieu en décembre prochain.

Le 22 mars, la CFDT et l'Unsa ne s'étaient pas jointes à la mobilisation, qui avait rassemblé plus de 300.000 personnes dans les rues, pour laisser une chance à la concertation qui venait d'être annoncée par le Premier ministre.

Mais à l'ouverture officielle de celle-ci fin mars, toutes les organisations ont dénoncé les orientations du gouvernement, qui constituent selon elles une "attaque" du statut de fonctionnaire.

L'exécutif français a successivement confirmé la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires d'ici 2022 et annoncé la ré-instauration du jour de carence, le gel du point d'indice servant au calcul de leur rémunération, ainsi que le report d'un an du plan de revalorisation des carrières (PPCR).

Pour tenter de sensibiliser le public à leur cause, les syndicats ont diffusé une "lettre aux usagers" des services publics. "Il ne s'agit pas (...) d'une mobilisation sectorielle et catégorielle de +privilégiés+", écrivent les syndicats, mais de "défendre les services publics et les valeurs qu'ils incarnent: laïcité, égalité, gratuité, indépendance, solidarité".

Près d'un Français sur deux (49 %) ne soutient pas cette nouvelle journée de mobilisation des fonctionnaires, selon un sondage réalisé par ViaVoice pour Le Figaro, BFM Business et HEC Paris et publié mardi. En revanche, 40 % des sondés la soutiennent.

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Trump reçoit Moon, le sommet avec Kim Jong Un en question

il y a 3 heures 23 min

Le président américain Donald Trump reçoit mardi son homologue sud-coréen Moon Jae-in pour évoquer son sommet avec le leader nord-coréen Kim Jong Un sur lequel flotte désormais un parfum d'incertitude.

A trois semaines du rendez-vous historique de Singapour, dont le déroulement reste encore entouré d'un épais mystère, le locataire de la Maison Blanche compte sur celui de la "Maison Bleue" pour l'aider à décrypter les intentions exactes de l'homme fort de Pyongyang.

Au coeur des débats, la question de dénucléarisation, que Washington veut "complète, vérifiable et irréversible" et sur laquelle le Nord n'a pas véritablement dévoilé son jeu.

MM. Trump et Moon, qui ont échangé par téléphone au cours du week-end, se retrouveront en milieu de journée dans le Bureau ovale mais aucune conférence de presse commune n'est au programme.

Interrogé sur d'éventuels états d'âme du président sur son tête-à-tête à venir, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a botté en touche lundi: "Pour le moment, c'est toujours prévu. Si cela change, vous serez informés".

Le climat est loin de la forme d'euphorie qui a flotté dans les semaines suivant l'annonce, le 8 mars, d'un accord de principe pour un face-à-face, longtemps inimaginable, entre le président des Etats-Unis et l'héritier de la dynastie des Kim, qui règne sur la Corée du Nord depuis plus d'un demi-siècle.

Prenant nombre d'observateurs --et semble-t-il M. Trump lui-même-- par surprise, le régime est brutalement revenu la semaine dernière à sa rhétorique belliqueuse traditionnelle, menaçant même d'annuler la rencontre.

Les tensions se sont cristallisées autour des propos de John Bolton, conseiller de M. Trump, qui a suggéré de dénucléariser la Corée du Nord en suivant le modèle libyen.

Et s'il a dans un premier temps opté, en public, pour un ton plutôt apaisant en évoquant sa rencontre inédite avec l'homme fort de Pyongyang, de près de 40 ans son cadet, le président américain a pour l'heure abandonné les superlatifs et les promesses de "bonnes nouvelles pour le monde".

- Frontière "poreuse" avec la Chine -

Celui qui louait depuis plusieurs semaines l'attitude de la Chine, principale alliée de la Corée du Nord, s'est ouvertement inquiété lundi qu'elle ne lâche trop de lest, trop vite.

"La Chine doit continuer à être forte et étanche sur la frontière avec la Corée du Nord jusqu'à ce qu'un accord soit conclu", a-t-il tweeté, témoignant de son agacement. "J'entends dire que la frontière est devenue bien plus poreuse récemment et que plus de choses ont réussi à passer à l'intérieur".

Selon un sondage du Pew Center réalisé fin avril, si plus de deux Américains sur trois sont favorables à des discussions directes entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, seuls 38% d'entre eux pensent que le régime de Pyongyang est sérieux dans sa volonté de répondre aux préoccupations de la communauté internationale sur son programme nucléaire.

Avant l'arrivée de M. Moon à la Maison Blanche, l'organisation Human Rights Watch a exhorté les deux dirigeants à ne pas passer sous silence la situation "effroyable" des droits de l'homme en Corée du Nord.

"Au moment où M. Trump se prépare à rencontrer Kim Jong Un pour parler d'armes nucléaires, il est important de se souvenir que ces armes ont été construites par des gens vivant dans un Etat totalitaire qui limite toutes les libertés fondamentales, a créé un goulag avec travaux forcés et ne peut répondre aux besoins nutritionnels élémentaires de son peuple", a déclaré Brad Adams, directeur Asie de l'ONG.

Deux Coréens du Nord ont fait défection samedi pour la Corée du Sud en passant par la mer Jaune, selon l'agence de presse sud-coréenne Yonhap. Il s'agit des premières défections depuis le sommet d'avril, chargé en symboles, entre Kim Jong Un et Moon Jae-in.

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Le patron de Facebook attendu de pied ferme au Parlement européen

il y a 3 heures 24 min

Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, est attendu mardi au Parlement européen à Bruxelles pour s'expliquer sur les lacunes du réseau social dans la protection des données de ses utilisateurs, illustrées par le scandale Cambridge Analytica.

Son audition en fin d'après-midi par les chefs des groupes politiques de l'assemblée, initialement prévue à huis clos, sera finalement diffusée en direct sur internet.

Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, a annoncé lundi que M. Zuckerberg avait accepté que son intervention soit retransmise "live" sur le web, à la suite de la vive pression d'infuents eurodéputés.

A trois jours de l'entrée en vigueur vendredi d'une législation européenne visant à mieux protéger les données personnelles des Européens, certains avaient exhorté M. Zuckerberg à rendre des comptes publiquement, comme il l'avait longuement fait le mois dernier devant les parlementaires américains.

Ces derniers avaient soumis le jeune milliardaire américain à une pluie de questions pour comprendre comment la firme Cambridge Analytica avait pu exploiter à leur insu les données de dizaines de millions d'utilisateurs de Facebook, pour une utilisation à des fins politiques.

Le chef de file des eurodéputés libéraux, Guy Verhofstadt (ALDE), menaçait ainsi de boycotter la rencontre à Bruxelles si elle restait privée.

"Il y a plus d'utilisateurs de Facebook dans l'UE qu'aux Etats-Unis et les Européens méritent de savoir comment leurs données sont traitées", avait de son côté plaidé la commissaire européenne à la Justice, Vera Jourova.

L'annonce d'une retransmission en direct a été abondamment saluée: "La transparence a gagné (...) Une rencontre derrière des portes closes aurait été une farce", s'est félicité le chef de file des eurodéputés sociaux-démocrates, l'Allemand Udo Bullmann.

"La pression a marché", ont applaudi les Verts.

Selon des chiffres communiqués par Facebook à la Commission européenne, les données de "jusqu'à 2,7 millions" d'Européens ont pu être transmises de "manière inappropriée" à la firme Cambridge Analytica, impliquée dans la campagne présidentielle de Donald Trump.

Mme Jourova a plusieurs fois remercié ironiquement Mark Zuckerberg ces dernières semaines pour avoir prouvé par ce scandale à quel point des règles strictes s'imposaient, malgré les réticences des grands acteurs d'internet, grands consommateurs de données personnelles.

- 'Droit de savoir' -

Devant les parlementaires américains, le patron de Facebook s'était excusé, reconnaissant n'avoir pas "pris une mesure assez large de nos responsabilités" aussi bien dans la protection des données que dans la propagation des "fake news" (fausses nouvelles), dans les ingérences étrangères dans les élections ou encore concernant les discours haineux sur internet.

Pour le plus grand plaisir des autorités européennes, il avait même qualifié "d'étapes positives" les nouvelles règles strictes qui entrent en vigueur le 25 mai dans l'UE.

Le "Règlement général sur la protection des données" (RGPD) va créer ou renforcer des droits individuels et donner des obligations strictes aux entreprises qui collectent ou traitent des informations personnelles d'Européens, où qu'elles soient établies.

Toutes les entreprises et les organismes récoltant des données, qu'ils soient présents ou non sur internet, devront s'y plier sous peine de lourdes amendes, au même titre que les grandes plateformes comme Facebook, Google ou Twitter.

Ces règlent incluent pour les citoyens un "droit de savoir" qui s'occupe de leurs données et dans quel but, ainsi qu'un droit de s'opposer à leur traitement, pour de la prospection commerciale notamment.

Elles détaillent les conditions pour obtenir leur suppression ("droit à l'oubli") et prévoit que les particuliers devront être prévenus en cas d'accès non autorisé à leurs données, comme dans le cas du piratage massif subi par la société Uber en 2016, longtemps tenu secret.

Mardi, M. Zuckerberg doit d'abord avoir une rencontre bilatérale à Bruxelles avec M. Tajani d'une demie-heure en fin d'après-midi (à 16h00 GMT), suivie d'une audition d'un peu plus d'une heure retransmise en direct avec les chefs des groupes politiques du Parlement européen, puis d'une conférence de presse de M. Tajani.

Le lendemain de sa visite à Bruxelles, M. Zuckerberg doit faire partie de la cinquantaine de dirigeants de grandes entreprises du numérique reçus à Paris par le président français Emmanuel Macron.

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Commerce: après Pékin, l'UE cherche elle aussi une issue avec Trump

il y a 3 heures 25 min

Les ministres européens du Commerce discuteront mardi à Bruxelles de l'offre de l'UE pour dissuader Donald Trump de lui appliquer des droits de douane punitifs sur l'acier et l'aluminium, au moment où Washington vient de s'entendre avec Pékin.

L'UE est "prête à parler de libéralisation du commerce avec nos amis américains, mais seulement si les États-Unis décident d'une exemption illimitée" de ces taxes douanières, a résumé jeudi à Sofia le président du Conseil européen Donald Tusk, à l'issue d'un sommet européen en partie consacré au sujet.

Quelques heures plus tôt, les chefs d'Etat et de gouvernement des 28 Etats membres s'étaient mis d'accord sur ce qu'ils étaient prêts à mettre sur la table pour amadouer les Etats-Unis.

Objectif: échapper aux taxes douanières de 25% sur l'acier et de 10% sur l'aluminium, annoncées en mars par Donald Trump et dont ils ne sont provisoirement exemptés que jusqu'au 1er juin.

Alors même qu'ils jugeaient hors de question de négocier "avec un pistolet sur la tempe", les Européens se disent désormais prêts à discuter, en cas d'exemption définitive, d'un accord commercial "restreint" avec les Etats-Unis et à ouvrir leur marché au gaz naturel américain.

"Nos arguments pour la négociation, c'est de donner aux Etats-Unis des incitations pour nous exempter" mais "on n'a pas de raisons d'être optimistes", a estimé lundi une source diplomatique.

Personne à Bruxelles ne se risque d'ailleurs à anticiper la réaction de Donald Trump, à qui reviendra, d'ici le 1er juin, la décision finale sur une éventuelle exemption de l'UE, qui a déjà bénéficié de deux sursis temporaires.

"Mon impression, c'est qu'il y aura une décision définitive, dans un sens ou dans l'autre", a simplement avancé la commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström dans une interview à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel.

Au cours de leur discussion, prévue mardi au déjeuner, les ministres européens devraient également aborder les contre-mesures sur une liste de produits américains emblématiques, comme le beurre de cacahuète, les jeans ou le bourbon, envisagées par l'UE si Donald Trump ne lui accorde pas l'exemption tant réclamée.

Celles-ci pourraient légalement être mises en place à compter du 20 juin.

- 'Pas de TTIP light' -

L'offre européenne, définie après des semaines d'échanges entre Mme Malmström et son homologue américain Wilbur Ross, vise à mettre fin au risque croissant de guerre commerciale avec les Etats-Unis, d'autant plus dangereux que, sur un autre front, Washington vient de parvenir à un accord de principe avec Pékin pour réduire le déficit commercial américain.

En conséquence, les Etats-Unis et la Chine suspendent l'augmentation de leurs droits de douane respectifs.

L'accord commercial "restreint" imaginé par l'UE se concentrerait sur l'abaissement des droits de douane sur certains produits industriels - mais pas agricoles - ainsi que sur l'ouverture des marchés publics.

Les discussions porteraient en particulier sur les véhicules, un secteur stratégique à la fois pour Berlin et Washington.

Les taxes de l'UE sur les automobiles américaines s'élèvent à 10%, tandis que Washington impose des droits de 25% sur les pick-ups et camions européens.

Les droits de douane entre les deux zones restent cependant peu élevés et en moyenne à 3%.

Les Européens insistent sur le fait qu'il ne s'agit pas de relancer le très impopulaire TTIP (ou Tafta), le grand accord commercial au point mort depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump.

"Il n'y aura pas de TTIP light", a assuré Mme Malmström à Der Spiegel.

Pour mener ces négociations au nom de l'UE, la Commission européenne aurait besoin d'un mandat des Etats membres.

L'Allemagne y est très favorable, mais la France semblait plus réticente.

A la demande des Etats-Unis, l'UE est également d'accord pour ouvrir des discussions afin d'"approfondir les relations en matière énergétique, notamment dans le champ du gaz naturel liquéfié".

Les Européens proposent par ailleurs d'initier un dialogue avec les Etats-Unis en matière de coopération réglementaire, aux contours encore un peu flous, et sur une réforme de l'OMC.

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Crash aérien à Cuba: une des trois survivantes décède, le bilan passe à 111 morts

il y a 4 heures 45 min

L'une des trois survivantes du crash aérien survenu vendredi à La Havane est décédée lundi à l'hôpital, ont annoncé les autorités, portant à 111 morts le bilan de la catastrophe aérienne, la plus meurtrière sur l'île depuis près de 30 ans.

La jeune femme de 23 ans "se trouvait dans un état extrêmement critique qu'il n'a pas été possible d'inverser" en dépit des efforts des médecins, a indiqué le ministère cubain de la Santé dans un communiqué lu à la télévision nationale. Les deux autres survivantes sont toujours hospitalisées dans un état grave.

Plus tôt lundi, le docteur Carlos Alberto Martinez, directeur de l'hôpital Calixto Garcia de La Havane, avaient indiqué que ces trois Cubaines demeuraient "dans un état critique extrême, avec un haut risque de complications".

Pour deux d'entre elles, dont la jeune femme décédée, le pronostic vital était passé lundi matin de "réservé" à "défavorable". Le pronostic de la troisième, âgée de 19 ans, demeurait "réservé" lundi soir.

"Je ne perds pas la foi, je suis convaincue qu'elle s'en tirera", a déclaré entre deux sanglots la mère de cette dernière, Marilin Almaguer, en s'adressant lundi matin à des journalistes.

Mme Almaguer fait partie des proches acheminés ce week-end d'Holguin, à 670 km à l'est de la capitale, d'où sont originaires 67 des 99 victimes cubaines de l'accident.

Les trois femmes figuraient parmi les 113 personnes à bord du Boeing 737-200 qui s'est écrasé vendredi dans une zone de cultures peu après avoir décollé de l'aéroport international Jose Marti de La Havane.

L'appareil, loué par la compagnie aérienne cubaine Cubana de Aviacion au Mexicain Global Air, également connu sous le nom de Aerolineas Damojh, devait assurer la liaison entre La Havane et Holguin.

Les opérations de cette compagnie ont été suspendues "temporairement" lundi par la Direction mexicaine de l'aviation civile, le temps de procéder à une "vérification extraordinaire" du respect par Global Air des normes de sécurité internationales.

Samedi, un ancien pilote de la compagnie avait dénoncé dans la presse mexicaine des déficiences dans l'entretien des appareils, réitérant ses accusations qui avaient déjà provoqué la suspension des vols d'un appareil entre 2013 en 2014.

Des experts de Boeing, de Global Air et de la direction générale de l'aéronautique civile mexicaine sont à Cuba pour aider les autorités à faire la lumière sur l'accident, le plus grave jamais survenu sur l'île depuis 1989.

La Havane a déjà annoncé qu'une des deux boites noires avait été retrouvée "en bon état". Pour l'heure, seules 36 victimes ont été formellement identifiées et un certain nombre d'entre elles ont déjà pu être enterrées, dont une lundi matin à Holguin.

Au total, ont péri dans l'accident 100 Cubains - donc cinq enfants - six membres d'équipage mexicains, trois touristes étrangers - une Mexicaine et un couple argentin - ainsi que deux résidents sahraouis, "probablement" des étudiants d'après les médias d'Etat.

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Sony annonce un accord pour acquérir EMI Music Publishing pour 1,9 milliard de dollars

il y a 5 heures 5 min

Le groupe japonais Sony a annoncé mardi un accord pour acquérir EMI Music Publishing, société spécialisée dans l'édition musicale qui dispose d'un catalogue de plus de deux millions de titres (Queen, Kanye West, Pink, Pharell Williams...).

Sony, qui détient déjà une part minoritaire dans EMI via une de ses filiales, a signé un accord avec le fonds d'investissement Mubadala, basé à Abou Dhabi, pour lui racheter sa part de 60%. "A l'issue de la transaction, d'un montant de 1,9 milliard de dollars (1,6 milliard d'euros), le groupe "possèdera indirectement environ 90%" d'EMI Music Publishing, a-t-il précisé dans un communiqué.

"Je suis ravi que EMI Music Publishing rejoigne notre famille et de maintenir ainsi notre position de numéro un dans l'industrie musicale", a déclaré le nouveau patron de Sony, Kenichiro Yoshida, cité dans un communiqué.

Le marché "a connu une renaissance ces dernières années, essentiellement sous l'effet de la hausse des services de streaming (musique en flux via internet)", souligne-t-il.

EMI Music Publishing est la deuxième compagnie d'édition musicale au monde avec un chiffre d'affaires de 663 millions de dollars.

La transaction, dont la date de conclusion n'est pas encore déterminée, reste soumise à l'autorisation des autorités de la concurrence.

Le PDG de Sony doit annoncer dans la journée le nouveau plan stratégique du fleuron de l'électronique, avec un accent mis davantage sur les contenus de divertissement.

Cette opération représente "un jalon important pour notre croissance de long terme", affirme M. Yoshida. Elle vient enrichir le très riche catalogue musical de la société commune Sony/ATV, qui comprend 2,3 millions de titres, dont les Beatles.

Le groupe japonais Sony a mené de nombreuses restructurations sous la houlette de son précédent PDG, Kazuo Hirai, qui vient de passer le relais à M. Yoshida. La firme affiche actuellement une belle santé, symbolisée par des bénéfices record l'an dernier.

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Procès Samsung-Apple: le jury va poursuivre ses délibérations mardi

il y a 5 heures 7 min

Les jurés du procès entre les géants de la technologie Samsung et Apple vont se retrouver mardi pour une seconde journée de délibérations, afin de décider si le groupe sud-coréen doit compenser financièrement son concurrent américain pour violation de brevets.

La querelle entre les deux leaders mondiaux des smartphones dure depuis sept ans et Samsung ne commercialise plus le modèle incriminé.

Apple réclame un peu plus d'un milliard de dollars, tandis que Samsung pense qu'il ne doit à son rival qu'environ 28 millions de dollars.

Le jury doit déterminer si les éléments de design copiés par Samsung justifient le versement de la totalité des bénéfices engrangés avec le modèle de smartphone litigieux ou seulement d'une partie de cette somme car il ne s'agit que de composants.

Trois brevets d'Apple sont concernés, portant notamment sur la face rectangulaire avec des bords arrondis du smartphone et sur les icônes colorées rangées sur un écran noir.

En 2011, un premier procès avait tranché en faveur d'Apple et Samsung avait été condamné à payer 400 millions de dollars, montant que le groupe sud-coréen a toujours contesté.

L'affaire est remontée jusqu'à la Cour suprême des Etats-Unis qui, en 2016, a annulé la sanction de 400 millions de dollars, renvoyant le dossier dans le système judiciaire ordinaire.

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Mogherini à Pompeo: "Il n'y a pas de solution alternative" à l'accord avec l'Iran

il y a 6 heures 25 min

La cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini a affirmé lundi qu'"il n'y (avait) pas de solution alternative" à l'accord sur le nucléaire avec l'Iran, en réponse au discours de son homologue américain Mike Pompeo qui a imposé des conditions draconiennes pour conclure un "nouvel accord" avec Téhéran.

"Le discours du secrétaire (d'Etat) Pompeo n'a démontré en rien comment le fait de se retirer du Plan d'action conjoint (JCPOA, le nom officiel de l'accord nucléaire iranien) avait rendu ou rendrait la région plus sûre de la menace de prolifération nucléaire ou comment il nous placerait dans une meilleure position pour influencer la conduite de l'Iran dans des domaines en dehors de la portée du JCPOA", a répondu Mme Mogherini dans un communiqué.

"Il n'y a pas de solution alternative au JCPOA", a conclu la haute-représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, après avoir écouté "attentivement" l'intervention du ministre américain.

"L'Union européenne est et restera engagée en faveur de la poursuite de la mise en oeuvre complète et effective du JCPOA aussi longtemps que l'Iran respectera tous ses engagements liés au nucléaire, comme il le fait jusqu'à présent", a réitéré Mme Mogherini.

Mike Pompeo a présenté lundi la "nouvelle stratégie" des Etats-Unis après la décision très contestée du président Donald Trump de se retirer unilatéralement de l'accord sur le nucléaire iranien.

M. Pompeo a ainsi énuméré douze conditions pour conclure un "nouvel accord" avec l'Iran, avec des demandes beaucoup plus draconiennes sur le volet nucléaire, la fin de la prolifération balistique et de l'implication iranienne dans les conflits au Moyen-Orient.

- Maas à Washington -

Il a également eu recours à la menace, avertissant les Européens que les entreprises qui feront affaire avec l'Iran dans des secteurs interdits par les sanctions américaines "seront tenues responsables".

La Commission européenne a lancé vendredi une procédure officielle visant à activer la "loi de blocage" afin de contrecarrer les effets extraterritoriaux des sanctions américaines pour les entreprises européennes voulant investir en Iran.

L'UE a participé à la conclusion du Plan d'action conjoint signé à Vienne en juillet 2015, après des années d'âpres négociations entre l'Iran et le groupe 5+1 (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie). Aux termes de l'accord, Téhéran a accepté de geler son programme nucléaire jusqu'en 2025.

"Cet accord appartient à la communauté internationale, ayant été entériné par le Conseil de sécurité de Nations unies", a rappelé Mme Mogherini à son collègue américain.

En outre, a-t-elle argué, le JCPOA "n'a jamais été conçu pour régler tous les problèmes en rapport avec l'Iran", en soulignant que l'UE soulevait régulièrement - parallèlement à la pression de sanctions - les problèmes du rôle régional de l'Iran, du terrorisme et du non-respect des droits de l'Homme avec Téhéran.

"La communauté internationale attend de toutes les parties qu'elles tiennent les promesses qu'elles ont faites il y a plus de deux ans", a exhorté la diplomate européenne à l'adresse de Washington.

Depuis Buenos Aires, où il participait à la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20, le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas a annoncé lundi qu'il se rendrait cette semaine à Washington pour s'entretenir avec Mike Pompeo.

Le ministre allemand a dit qu'il n'avait pas été surpris par les déclarations de M. Pompeo, avant d'afficher la même position que Mme Mogherini: "Nous ne voyons pas en ce moment de meilleure alternative", a-t-il dit lors de la conférence de presse de clôture du G20.

"Nous pensons que sans cet accord, nous prendrions le risque que l'Iran reprenne son programme nucléaire", a-t-il ajouté.

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Le président palestinien Abbas atteint de pneumonie, santé en amélioration

il y a 6 heures 29 min

Le président palestinien Mahmoud Abbas, hospitalisé depuis dimanche à 83 ans dans un établissement de Ramallah, en Cisjordanie occupée, est atteint d'une pneumonie mais son état de santé s'améliore, ont indiqué lundi soir des responsables politiques.

"J'ai rendu visite à M. Abbas à l'hôpital cette nuit. Il souffre de pneumonie et est soigné aux antibiotiques", a ainsi indiqué sur Twitter Ahmed Tibi, un parlementaire arabe israélien, ajoutant que l'état de santé de l'octogénaire dont l'hospitalisation avait été initialement expliquée par "des complications à la suite d'une opération à l'oreille" s'était "sensiblement amélioré".

Le directeur de l'hôpital arabe Istishari, près de Ramallah, a indiqué que M. Abbas avait une "infection au poumon droit".

"Il a reçu le traitement nécessaire et est en train de se rétablir", a-t-il ajouté.

Des photos d'Abbas se promenant dans les couloirs de l'hôpital et lisant un journal ont également été publiées, dans une tentative apparente de calmer les rumeurs selon lesquelles son état de santé était critique.

Les médias officiels ont dit qu'il avait parlé à un certain nombre de politiciens régionaux pour les assurer de sa santé.

Ahmed Tibi, qui est aussi médecin, a indiqué qu'il s'attendait à ce que Mahmoud Abbas passe "plusieurs jours de plus" à l'hôpital.

M. Abbas, 83 ans, a été admis dimanche, pour des complications à la suite d'une opération à l'oreille.

C'est la troisième fois que le chef de l'Autorité palestinienne est hospitalisé en une semaine, après avoir subi une opération chirurgicale mineure à l'oreille mardi. Il a ensuite été admis pour des examens samedi dans la nuit.

L'état de santé de M. Abbas, connu pour être un grand fumeur, fait régulièrement l'objet de rumeurs.

En février dernier, sa santé avait déjà fait l'objet de rumeurs après avoir subi des examens médicaux lors d'une visite aux Etats-Unis.

M. Abbas a été élu président de l'Autorité palestinienne en 2005 pour quatre ans, mais est resté à son poste faute d'élections, à cause des divisions intestines palestiniennes avec le Hamas, le mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza. Il n'a désigné aucun successeur.

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"Deadpool 2" bondit au sommet du box-office nord-américain

il y a 6 heures 32 min

Après la saga "Avengers", "Deadpool 2", un super-héros beaucoup plus décadent et sarcastique, a bondi en tête du box-office nord-américain avec 125,5 millions de dollars de recettes ce week-end, selon les chiffres définitifs publiés lundi par la société spécialisée Exhibitor Relations.

La comédie d'action, qui a déjà amassé 300 millions de dollars dans le monde, met en scène Ryan Reynolds qui crée sa "X-Force" pour protéger un jeune mutant du redoutable Cable (Josh Brolin) - également le méchant d'"Avengers".

Ce dernier a été relégué loin derrière en deuxième position ce week-end avec 29,5 millions.

Le troisième volet de la saga "Avengers", choc titanesque entre la collection de super-héros Marvel et le maléfique Thanos, a déjà rapporté 595,8 millions de dollars aux Etats-Unis et au Canada depuis sa sortie il y a quatre semaines.

Sur ces marchés, le film n'a pas encore dépassé le premier épisode qui avait rapporté 623 millions de dollars en 2012. A l'international, il a déjà récolté 1,8 milliard de dollars, soit les quatrièmes plus grosses recettes jamais enregistrées.

En troisième position, "Le Book Club", avec Diane Keaton et Jane Fonda, fait son entrée dans le classement avec 13,6 millions de dollars.

Le film suit les aventures de quatre amies qui découvrent avec enthousiasme "50 nuances de Grey" et décident, dans la foulée, de vivre de nouvelles expériences.

Vient ensuite la nouvelle comédie "Life of the Party" avec 7,6 millions de dollars (31 millions de dollars cumulés).

Elle met en scène la truculente Melissa McCarthy dans le rôle de Deanna Miles, une mère de famille en plein divorce qui décide de prendre un nouveau départ en allant finir ses études dans la même faculté que sa fille.

Le thriller "Breaking In" est quant à lui rétrogradé à la cinquième place avec 6,8 millions de dollars de recettes.

Là encore, il est question d'une mère de famille, jouée par Gabrielle Union, contrainte, elle, de s'en prendre à une bande de malfrats qui tiennent ses deux enfants en otage.

Voici le reste du Top 10:

6 - "Show Dogs" (6 millions de dollars en première semaine)

7 - "Overboard" (4,6 millions, 36,9 millions en cumulé)

8 - "Sans un bruit" (3,9 millions, 176,1 millions en cumulé)

9 - "Rampage - Hors de contrôle" (1,6 million, 92,6 millions en cumulé)

10 - "I Feel pretty" - (1,3 million de dollars, 46,6 millions depuis sa sortie)

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Pérou: Le Parlement nie l'achat de téléviseurs pour regarder la Coupe du monde

il y a 6 heures 34 min

Le Parlement péruvien a nié lundi avoir ordonné l'achat de dizaines de téléviseurs grand écran et de frigos minibars pour que les parlementaires puissent regarder les matches de la Coupe du monde en Russie-2018.

"Il est faux que le Congrès de la République achète des téléviseurs pour regarder la Coupe du Monde Russie-2018. Le renouvellement de l'équipement est inclus dans le plan annuel d'achats", a déclaré le Congrès dans un communiqué en réponse à une vague de critiques.

Dimanche, le journal La República a révélé l'achat de 60 téléviseurs de 43 pouces et de 76 frigos minibars pour un montant de 122.400 soles (environ 32.000 euros).

L'achat intervient moins d'un mois avant le début de la Coupe du Monde en Russie, où le Pérou fait partie du Groupe C aux côtés de la France, du Danemark et de l'Australie.

"Les téléviseurs sont pour les bureaux des membres du Congrès. Il y a des télévisions qui datent de 1990, et beaucoup d'entre-elles sont cassées et ne servent qu'à regarder les informations", a déclaré un parlementaire, Hector Becerril.

"Je pense qu'il est dommage que nous consacrions des procès-verbaux à quelque-chose qui est budgétisé et, surtout, qui est transparent", a déclaré le président du Congrès, Luis Galarreta.

Le Pérou n'a plus participé à une Coupe du Monde depuis 36 ans et sa défaite au 1er tour du Mondial 1982 en Espagne.

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L1: Buffon décidera "d'ici une semaine" de rejoindre ou non le PSG

il y a 6 heures 40 min

Gianluigi Buffon, le gardien de la Juventus Turin, qui vient d'annoncer qu'il ne renouvellerait pas son contrat avec la Juve, décidera "d'ici une semaine" de rejoindre ou non le PSG, a-t-il annoncé lundi.

"Le PSG ? J'ai besoin d'une semaine pour être au calme et analyser la situation. Ce n'est pas un choix simple. A 40 ans, vous ne pouvez pas décider dans la précipitation", a déclaré Buffon à Sky Sports Italia à l'issue d'un match de gala disputé à Milan en l'honneur d'Andrea Pirlo.

"Si je parle français ? Non", a-il ajouté.

En fin de contrat avec la Juventus, dont il a gardé les buts pendant 17 saisons, le champion du monde 2006 pourrait s'engager dans un club sans que celui-ci n'ait à verser d'indemnité de transfert.

La Gazzetta dello Sport évoquait vendredi l'"appel" de Paris et un "beau contrat de deux ans" au PSG pour Buffon.

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La future rencontre Trump-Kim a déjà sa médaille

il y a 7 heures 25 min

La Maison Blanche a fait frapper une médaille célébrant la prochaine rencontre historique entre le président américain Donald Trump et son homologue nord-coréen Kim Jong Un.

La pièce est ornée des profils de MM. Trump et Kim, qualifié de "leader suprême", sur fond de drapeaux américain et nord-coréen.

L'expression "pourparlers de paix" figure en haut de la médaille, tandis que l'année "2018" est inscrite en bas.

Sont représentés au revers de la médaille la Maison Blanche, l'avion présidentiel Air Force One, ainsi que le sceau officiel du président des Etats-Unis.

Kim Jong Un et Donald Trump doivent se rencontrer le 12 juin à Singapour, même si la Corée du Nord a menacé d'annuler ce sommet si Washington tentait de la contraindre à renoncer unilatéralement à son arsenal nucléaire.

L'agence de communication de la Maison Blanche fait régulièrement frapper des médailles commémoratives, qui peuvent être offertes aux invités officiels ou proposées à la vente aux visiteurs.

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NBA: les pompom girls de San Antonio sacrifiés pour un spectacle plus familial

il y a 7 heures 45 min

Les San Antonio Spurs sont devenus lundi la première franchise de la Ligue nord-américaine de basket (NBA) à dissoudre leur troupe de danseuses qui sera remplacée durant les matches des Spurs par un spectacle plus familial à partir de la saison prochaine.

"Nous sommes ravis d'annoncer la création de notre nouvelle troupe d'animation" formée de 35 membres qui montreront "une gamme unique des talents destinés à la famille", a expliqué Tammy Turner, vice-présidente de Spurs Sports and Entertainment, sans donner plus d'explications.

Cette décision survient en plein mouvement #MeToo qui a mis au jour des milliers de témoignages d'abus sexuels dans de nombreux secteurs économiques.

Début avril, plusieurs pompom girls, ou cheerleaders comme elles sont désignées aux Etats-Unis, de l'équipe de football américain des Washington Redskins ont révélé avoir dû poser nues lors d'un voyage au Costa Rica pour des photos devant des dirigeants et supporters VIP.

Selon la presse de San Antonio, l'animation durant les matches des Spurs comprendra désormais des acrobaties, cascades et autres sauts périlleux.

La troupe des Silver Dancers (danseuses d'argent) a été formée en 1991 par une chorégraphe, Rosalyn Jones qui a fait part de son incompréhension.

"Nous sommes (à San Antonio) dans un marché très conservateur, les dirigeants de l'équipe ont toujours fait très attention à ce que faisaient les danseuses", a-t-elle expliqué au Washington Post.

"Je n'ai jamais rien vu ou entendu de vulgaire, les danseuses sont toutes des professionnelles qui connaissent les règles et qui savent qu'elles sont des ambassadrices des Spurs", a-t-elle expliqué.

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